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tôse an XIII, et de la remplacer par une taxe qui devait être payée
par tous les entrepreneurs de voitures publiques, partant à heure
fixe, qu'ils relayassent ou non, et quelle que fût la nature et
la longueur des routes desservies ; 3° d'autoriser le gouvernement ¬
à réorganiser la poste aux chevaux et à accorder aux titulaires ¬
des relais des subventions dont le chiffre total ne pourrait, ¬
dans aucun cas, dépasser le produit de la taxe à percevoir,
en vertu de la loi projetée.
L'exposé des motifs établit d'abord la nécessité de la conservation ¬
des relais. Il rappelle que les routes de poste ont plus de
5,000 kilomètres de développement et les chemins de fer 560 à
peu près, et que par suite la poste est le complément nécessaire
du rail-way; que si le chemin de fer dessert les grands centres
la mission de la poste est de répartir les voyageurs sur tous les
points du royaume; que les relais sont indispensables pour assurer ¬
le transport des dépêches sur toutes les routes où il y a
utilité de maintenir le service des malles, et en résumé que s'ils
sont utiles pour compléter le chemin de fer, en fournissant des
moyens de transport vers tous les points du royaume, et pour
assurer les communications du gouvernement et des particuliers ¬
à toute heure et dans toutes les directions, ils doivent le
suppléer en cas d'interruption dans l'exploitation.
Passant ensuite à l'examen des moyens d'existence de l'industrie ¬
des relais, en présence de l'exploitation des chemins de fer
il démontre que sa ruine est prochaine et assurée, si la législation ¬
ne donne pas au gouvernement les ressources nécessaires
pour la soutenir. En effet, les revenus des maîtres de poste provenant ¬
: 1° du prix des courses effectuées par les particuliers;
2° du prix de la conduite des malles-postes faisant le transport
des dépêches ; 3° de l'indemnité payée par les entrepreneurs de
messageries (droit de 25 centimes par cheval et par poste), devaient ¬
se réduire dans une énorme proportion, puisque le transport ¬
par chemin de fer remplace, en donnant une économie considérable ¬
de temps et d'argent, les voyages en poste et les grands
services de messageries. Pour maintenir les relais sans imposer
de charges nouvelles au Trésor, le gouvernement proposait d'imposer ¬
à toutes les entreprises de transport des voyageurs par
terre une redevance de un demi-centime par place et par kilomêtre ¬
parcouru, et, par contre, de prononcer la suppression de