Volltext : Reden, Friedrich Wilhelm von: Législation des chemins de fer en Allemagne

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  était  réservé  aux  maîtres  des  relais?  Devaient-ils  être  dépouillés ¬
  sans  indemnité?  Les  chemins  de  fer  absorberaient-ils
dans  un  vaste  monopole,  et  sans  compensation  pour  les  industries ¬
  qu'ils  venaient  supplanter,  tout  le  produit  des  messageries
et  de  la  poste  !
Telles  sont  les  vastes  questions  qui  se  présentèrent  tout  d'abord ¬
  à  la  pensée,  lorsqu'il  fut  bien  constaté  que  l'industrie  des
chemins  de  fer  était  née  viable,  que  les  personnes  et  les  choses
emprunteraient  la  voie  rapide,  de  préférence  à  la  voie  plus  lente
des  grandes  routes.
L'Allemagne,  on  l'a  vu,  a,  dans  chacune  de  ses  concessions  de
chemins  de  fer,  stipulé  des  clauses  avantageuses  pour  les  administrations ¬
  des  postes,  et  telles  qu'elles  puissent,  à  un  jour  donné,
soit  en  cas  d'accident  sur  les  chemins  de  fer,  soit  en  temps  de
guerre  lorsqu'il  deviendrait  utile  à  la  défense  du  pays  de  détruire
les  ouvrages  et  les  voies  qui  les  constituent,  reparaître  avec  leur
personnel  et  leur  matériel,  et  reprendre  un  service  qui  n'est
qu’interrompu  et  jamais  supprimé  On  ne  peut  qu’admirer  en
cela  la  prévoyance  des  gouvernements  et  leur  sollicitude  pour
les  intérêts  généraux,  qu'ils  font  passer  sans  hésitation  avant  les
intérêts  particuliers.  Il  y  a  eu,  il  est  vrai,  engouement  pour  les
chemins  de  fer,  mais  en  même  temps  se  maintenait  le  respect
pour  les  anciennes  institutions  et  la  reconnaissance  pour  les  services ¬
  passés.
La  Belgique,  au  moment  où  elle  créa  le  réseau  complet  qui  fait
aujourd'hui  sa  gloire  et  sa  prospérité,  avait  paru  d’abord  se  préoccuper ¬
  très  peu  de  la  conservation  et  du  maintien  de  ses  anciens
modes  de  transport.  Mais  la  réflexion  ne  tarda  pas  à  lui  faire  reconnaître ¬
  qu’il  y  aurait  une  incurie  coupable  à  laisser  tomber
une  institution  d’utilité  générale.  Son  gouvernement  comprit
qu’il  y  aurait  de  sa  part  déni  de  justice  à  ne  pas  chercher  les
moyens  les  plus  efficaces  pour  venir  au  secours  des  relais.  Une
commission  fut  instituée  en  1842  pour  étudier  la  question  et  proposer ¬
  le  remède  au  mal,  et  le  18  mars  1843,  le  gouvernement
belge  présenta  aux  chambres  un  projet  de  loi  qui  avait  pour  but:
1°  d’autoriser  le  gouvernement  à  régler,  sous  les  peines  portées
par  la  loi  du  6  mars  1818,  les  conditions  d’établissement  des
moyens  de  transport  tant  par  terre  que  par  eau  ;  2°  de  supprimer ¬
  l'indemnité  allouée  aux  maitres  de  poste  par  la  loi  du  15  ven¬
            
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