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séparées, et qui étant situées les unes derrière les autres, ¬
se cachent mutuellement: et enfin je suis fondé à
les regarder toutes comme formant chacune un systême
particulier (h). Nous apartenons fans doute à un de
ceux là, ainsi que les étoiles qui sont hors de cette partie
lumineuse, et qui couvrent la voute céleste; les autres
systêmes sont répandus autour de nous, faisant chacur
avec leurs fixes ou leurs foleils leur révolution autour
d'un centre, et je suis fort porté à croire, que la totalité
et la réunion de cet ensemble se meut lui même autour
d'un centre commun.
Vous voyez, Monsieur, que je suis fidelle à l'analogie.
Selon ma marche les Satellites obéissent à l'action des
Planètes principales; celles-ci à leur soleil; celui ci à son
systême; et enfin les systêmes à celui de toutes les voyes
lactées rassemblées (z). Je ne porte pas mes regards plus
loin, et je ne décide pas s’il n’y a pas encore une infinité
d'autres systêmes de voyes lactées qui se rapportentent à
un plus ultérieur, qui aboutit enfin à compléter le systême
total. Peut être que la lumière de ces parties si énormement ¬
éloignées nous arrive si foible, qu'elle ne sçauroit
faire une impresssion sensible sur notre rétine. Si nous avons
la faculté de distinguer la nuit les objets, sur tout par
un temps serein, nous la devons à la lumière, quoique
foible, que répandent les fixes les plus proches dans notre
athmosphère, et il est à présumer que nous ne dinstinguons -
la voye lactée que parcequ’elle renferme une immense ¬
quantité de soleils.
Nous perdons à la vue simple les étoiles de la septième
gran(h) ¬
Ici notre auteur différe de M. KANT en regardant la voie
lactée comme un systême d'un ordre plus élevé que ne le suppose
cet illustre philosophe, ou comme un système de systêmes: toutefois
si la voie lactée se trouve entièrement résolue en étoiles dans les
télescopes de M. HErscheL, il paraitrait plus simple, que ces
étoiles appartiennent toutes à un seul et unique système, d'autant
plus, si les dimensions que M. HERSCHEL a hazardé d'en donner
(voyez la note précédente) méritent quelque confiance.
(i) Comparez l'Ouvrage de M. KANT, pag. 16.
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