Des Arbres.
APPLICATION
184
pour nourrir des végétaux, ils y croissent avec abondance et vigueur; ¬
et ces terrains offrent des sites variés, riches et pittoresques, -
dignes d’attirer l’attention de l’Artiste et d’exercer
son pinceau.
Quand je traiterai de la Perspective aérienne, je parlerai
de la couleur de ces productions volcaniques. Je vais dire un
mot des arbres et de leur Perspective.
Lés arbrés suivent la même règle que les autres corps, relativement ¬
à leur hauteur respective, et à la place qu’ils doivent
occuper. Mais comme ce sujet est très-compliqué dans son ensemble, ¬
par la quantité et l’arrangement varié des feuilles, je
ferai observer qu’il faut étudier dans un arbre, 1° la forme du
trónc, 2° la disposition des branches, 3° l’arrangement des
feuilles et des masses qu’elles produisent.
La Perspective pour le tronc et pour les branches est purement ¬
sentimentale : il faut cependant avoir attention de bien
dessiner les embranchemens, et de faire sentir, par les contours
et les traits saillans ou rentrans, la structure et la position des
branches qui viennent en avant, ou qui s’éloignent; ce qui fait
distinguer les plans, et donne de l’épaisseur, de la rondeur et
de la distance entre les parties. Pour bien connaître la forme
d’un arbre et de ses branches, il faut le dessiner pendant l’hiver,
lorsqu’il est dépouillé de ses feuilles; on en saisit alors la structure, ¬
et l’on se rend compte de toute sa charpente.
A l’égard des masses des feuilles, on les met bien en Perspective, -
en observant que celles qui sont au-dessous de la ligne horizontale, ¬
doivent être vues en dessus; que celles qui sont sur
la ligne, ne doivent présenter ni dessus ni dessous; et que
celles qui sont au-dessus, doivent être vues en dessous : toutes
celles qui sont reflétées dans l'eau, doivent être vues en dessous, ¬
etc., etc.