SANTA MARIA NOVELLA - L’ÉGLISE.
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ni contreforts, n’ont pas la même ouverture: dans un but de
perspective, la largeur des arcades diminue en procédant de
la façade (46 pieds) vers le chœur (35 pieds), qui naturellement -
est la partie la plus ancienne.
Ainsi qu’à Santa Croce, l’intérieur a été gâté en 1565 par
Côme Ier et par Vasari, avec la démolition de la cloison à
peintures giottesques, qui coupait l’église à la hauteur où est
resté le gradin, et avec la destruction des peintures aux parois
des nefs latérales pour y faire place aux autels: ceux-ci encore
plus malheureusement modernisés de 1858 à 1861.
Malgré cela, nous avons toujours un des monuments catholiques -
les plus intéressants par la beauté de ses grandes
lignes, par ses sculptures sépulcrales dans le style de l’école
de Pise et par les peintures du transept: Michelange l’appelait -
« sa fiancée. »
Intérieur: au-dessus de la porte * Crucifix par Giotto en collaboration -
avec Puccio Capanna.
A la paroi d’entrée à g.: l’Annonciation, etc., fresque giottesque -à -
dr.: une Trinité, la Vierge et Saint Jean Evangéliste et les deux com
mettants, fresque de Masaccio, très endommagée.
Nef de dr.: 6me autel: par Ligozzi, la Résurrection d’un enfant.
4me arcade: deux tombeaux de la famille * Minerbetti (1521) par Silvio
Cosini de Fiesole.
Porte conduisant à la chapelle Della Pura faite après 1474 aux frais
des Ricasoli, mais modernisée en 1841.
En haut, par Tino di Camaino : les tombeaux ogivaux de Tedice Aliotti
évêque de Fiesole — celui d’Aldobrandino Cavalcanti (+ 1279); évêque
d’Orvieto, ce dominicain avait été le principal pourvoyeur d’argent pour
la bâtisse de l’église, dont il vit à peine poser la première pierre.
Trop haut placée pour la bien voir, une ancienne statue de la Vierge
(? de Nino Pisano).
Après l’autre porte : * tombeau de Joseph, patriarche de Constantinople, -
mort,en 1440 au couvent, après avoir signé par avance l’éphémère
union de l’Eglise grecque à la latine négociée dans le Concile de Florence.
Par l’escalier on monte à la ** chapelle Rucellai,
contenant la célèbre Madone attribuée à Cimabue, et dans cette tradition
dite de Borgo Allegri (v. p. 147); en ce cas elle serait très importante
parmi les incunables de la renaissance: Milanesi se doute que ce soit
une œuvre de Duccio siennois (1285). — Autres peintures : la Sainte Lucie -
par Ridolfo Ghirlandaio — et le tant discuté mais frappant * Martyre
de Sainte Catherine par Bugiardini, qui y fut aidé par Michelange et par
Tribolo.
** Tombeau de la Beata Villana par Bern. Gamberelli (1451), motif
ogival très bien travaillé : la Sainte paraît dormir sur la draperie mortuaire -
retombante: deux anges soulèvent les pans du baldaquin qui embrasse -
le sarcophage: au sujet de cette bienheureuse on peut voir les
lettres Delle dipinture dei Beati faisant suite aux Contes de Franco Sacchetti: -
au paradis on lui changea son nom, en l’appelant Marguerite.
Au-dessus de la crèche le tombeau d’un évêque de Fiesole (+ 1313).
Sur la ligne du chœur, la 2me chapelle,
** bâtie par Filippo
Strozzi le Vieux (v. p. 43),
dont le tombeau, derrière l’autel, est de Benedetto da Maiano (1491-1493),
l’architecte de son palais: Benedetto avait fait aussi le buste de Filippo: