30
cienne, fondée par Côme de Médicis dans son palais, représenté tenant
un in-folio entre les mains; cet ardent disciple de la philosophie grecque
était chanoine de la cathédrale, son tombeau fut élevé aux frais de
l'Etat; le buste est de l’habile sculpteur André Ferrucci de Fiesole -
(1520). — Au dessus de la porte suivante toujours á droite, le mausolée
par Cino di Camaino de Sienne d’Antonio Orso, évêque de Fiesole et ensuite -
de Florence, surmonté de sa statue ; il est assis les mains croisées,
et par son attitude paisible, il rappelle vraiment bien plus le savio, que
le valoroso prelato vanté par Boccace (1), qui, lorsque l’empereur
Henri VII assiégeait Florence, parut sur la brêche à la tête de son
clergé armé et du peuple, qui animé par un tel exemple, mit en fuite
l’armée ennemie. — Contre le pilier de la coupole, du coté de la nef du
milieu, S. Mathieu, statue par Vincenzo de' Rossi — Vis-a-vis S. Jaoques
le Majeur, par Jacopo da Sansovino (1524).
Transept de droite. — A droite S. Philippe ; à gauche S. Jaoques, le
Mineur, par Giovanni Bandini. — Dans chacune des quatre chapelles,
deux Saints peints à fresque par Bicci di Lorenzo (1427). — Les vitraux
des chapelles ainsi que ceux de l’église, ont été peints en 1434 par Domenico -
Livi da Gambassi, d’après des dessins de Ghiberti, de P. Uccello,
de A. Gaddi et de Donatello. — Au-dessus de la porte de la sacristie,
l’Asoension, bas-relief des de la Robbia et á l’interieur, S. Miohel par
Lorenzo di Credi (1523) et deux Anges par Luca della Robbia. — C’est
dans cette Sacristie que se sauva Laurent des Médicis pour échapper
à la conjuration des Pazzi (2).
A l’Est du choëur. — Deux statues, à droite de S. Jean, à gauche de
S. Pierre par Benedetto da Rovezzano. — 1° Chapelle: S. Luo par Nanni
di Banco (1415); 2° chapelle : S. Jean par Donatello. Sous l’autel de
l’abside (chapelle de S. Zenobius), la châsse en bronze de Saint-Zanobi, -
Florentin, un des premiers prédicateurs du christianisme en To-(1) -
Giórnata VI, Novella III.
(2) Les portes de cette Sacristie furent fermées intrépidement et à
temps par Politien et les autres amis de Laurent de Médicís, lorsqu’ils
coururent à son sécours après le meurtre de Julien son frère, frappé
par Bandini et François Pazzi, et quand blessé lui même, et se défendant -
l’épée à la main, la Sacristie lui servit d’asile. Politien, comme la
pluspart des lettrés et des artistes de cette époque, étaient hommes de
résolution, et ils n’avaient pas moins de coeur que de talent. — La conjuration -
des Pazzi, de ces Brutus, de ces Cassius florentins et marchands,
comme toutes les conspirations républicaines contre les chefs populaires -
qui s’élèvent, affermit la puissance presque absolue des Médicis,
et ces vaines tentatives ont produit et précipité constamment la perte
de la liberté.