Full text: Archiv für bürgerliches Recht (Bd. 18 (1900))

Vertrag und Uebergabe.

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Dem 17. Jahrhundert gehört auch Ricard an (f 1678). Er handelt
voll diesen Fragen, in seinem traite des donations entre-vifs I 4 s.
1 dist. 1 nr. 917f.,54) am tüchtigsten seit Tiraquellus: er zeigt,
wie sich diese Klauseln, ganz der Lehre der Postglosse entsprechend, selbst
wieder spiritunlisirt und ihre reale Kraft eingebüßt hatten. Tira-
quellus hatte eben gründlich gewirkt, und das 17. Jahrh. stand noch
ganz unter feinem Einfluß.
Ricard verwahrt sich zunächst dagegen, daß man eine solche
Tradition durch Nießbrauchsrückbehaltung oder Konststut als tradition
feinte bezeichne: reffet en est reel, en tant que le donataire
devient le veritable possesseur et le donateur ne possede plus
que comme un etranger, et ainsi que feroit im simple fermier
ou usufrutier. Und er führt dies dann in der gewöhnlichen Weise
durch: wer sich zum Nießbraucher erklärt, erklärt hiermit, nicht mehr
als Eigenbesitzer besitzen zu wollen: ne plus retenir qn'nne possession
momantanee.
Wie sehr man diese Klauseln vergeistigte, zeigt folgende Stelle
nr. 933 p. 209:
Au surplis, nos coutumes, non plus que la loy, ne s’etant
pas attacbees ä desternes certains et definis pour l’accomplisse-
ment de cette solemnite, il n’importe pas pour ce regard, de
quelle maniere le contrat soit dresse, pourvu qu’il contienne
substantiellement une des especes de traditions par voye feinte,
comme, par exemple, il n’est pas necessaire que les termes de
retention d’usufruit y soient expressement, pourvu que ceux dont
le donateur s’est servi emportent avec eux cette retention; et
ainsi il a satisfait a la coutume, s’il a retenu la jouissance de la
chose donnee pendant sa vie ou meme si, apres avoir donne avec
des termes qui transferent la propriete et la veritable possession
en la personne du donataire, il stipule qu’il n’entrera en jouis-
sance qu’apres son deces; dautant que.les mots „apres son
deces” mis en la donation emportent une tacite retention de
jouissance pendant la vie du donateur et une possession precaire
.Et ce qui doit faire entrer dans ce sentiment est que
cette solemnite, aux termes qu’elle a este reduite, ne

54) Ouvres Ed. 1713 I p. 205 f.

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