Full text: Teutsche Staatskanzley (Jg. 1800, Bd. 4 (1803))

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en poste, criant contre les généraux, qui de 
Turin lui donnoient des nouvelles de la val¬ 
lée d'Aoste, & soutenoient qu'il n'y avoit pas 
plus de 6000 hommes. La plus grande partie 
de son armée, qui étoit enfournée à Nice, se 
raprochoit à grandes marches du Pô. Les 
villes de Santhia, Crefcentino, Biella, Trino, 
Masserano (en Pièmont du côté du Milanez,) 
sont occupées par les troupes françoises. Les 
habitans du Piémont, spécialement ceux de 
Vercelli, ont vu l'arrivée de François avec 
enthoufiasme. Les Italiens ne reviennent point 
de leur surprise de voir le premier consul; 
le peuple croyoit, qu'il s'étoit noyé dans la 
Mer-Rouge. Les soldats Autrichiens prison¬ 
niers difent, qu'on leur avoit afsuré, que le 
général Bonaparte seroit venu à l'armée com¬ 
mander les françois, mais qu'il avoit été fait 
premier-ministre à Paris, & que les ministres 
ne vont pas se battre. Les deux lettres ci-des¬ 
sous pourront donner une idée de la généro¬ 
sité & de l'enthousiasme, qui animent cette 
armée; aussi les Autrichiens disoient, que l'ar¬ 
mée n'étoit composée que de 12,000 hommes, 
mais que c'étoient tous des grenadiers ou des 
chaffeurs d'élite. Les conscrits se comportent 
très -bien : Au combat de la Chiusella, à la 
première obus, ils baiffèrent la tête, mais les 
vieux soldats les contenoient: Le lendemain 
de l'affaire ils difoient au général Watrin: 
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Staatskanz. 1800. IV. 
Max-Planck-Institut für
	        
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