Contents : Lanz, José María: Essai Sur La Composition Des Machines

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d'obtenir.  Il  a  seulement  remarqué  que  la  vitesse  de  la  roue  ne  devait
pas  être  au-dessous  d'une  certaine  limite,  passé  laquelle  les  résistances, ¬
  telles  que  le  frottement,  rendaient  le  mouvement  irrégulier.
Des  roues  mues  par  la  réaction  de  l'eau.
La  roue  à  réaction  se  compose  d'un  certain  nombre  de  tuyaux  horizontaux ¬
  communiquant  tous  avec  un  même  tuyau  vertical  autour
duquel  ils  peuvent  tourner.  Le  tuyau  vertical  est  supposé  constamment
plein  d’eau  à  la  même  hauteur,  et  chaque  tuyau  horizontal  est  percé
latéralement  d'une  ouverture  par  laquelle  le  liquide  s'écoule.  Cet  écoulement ¬
  détermine  une  pression  sur  la  paroi  opposée  à  l'orifice,  et
c'est  cette  pression  qui  devient  la  force  motrice  de  la  roue.
Supposons  la  roue  parvenue  au  mouvement  uniforme,  et  appelons
u  la  vitesse  absolue  de  l'orifice,  et  a  sa  distance  à  l'axe  de  rotation.
Soit  H  la  hauteur  de  la  colonne  contenue  dans  le  tuyau  vertical.  Cette
hauteur  mesure  la  pression  exercée  sur  tous  les  points  du  tuyau  horizontal ¬
  dans  l’état  de  repos;  mais  quand  la  roue  tourne,  la  force  centrifuge ¬
  détermine  une  nouvelle  pression  que  nous  allons  calculer.
Prenons  pour  axe  des  z,  l'axe  vertical  de  rotation,  et  pour  axe  des
x,  l’un  des  tuyaux  horizontaux.  Une  particule  fluide  dont  les  coordonnées ¬
  sont  x  et  z  sera  soumise,  d'une  part,  à  la  force  g  de  la  pesanteur, ¬
  que  nous  prenons  négativement  puisqu'elle  tend  à  diminuer
la  coordonnée  z,  et  à  la  force  centrifuge  provenant  du  mouvement
horizontal  de  rotation.  A  une  distance  x  de  l'axe  des  z,  la  vitesse  est
;  ainsi,  la  force  centrifuge,  étant  égale  au  carré  de  la  vitesse  divisé
par  le  rayon  du  cercle  décrit,  sera  —.  On  aura  donc,  d'après  les  principes ¬
  de  l'hydrostatique,  en  appelant  p  la  pression  dp=  da—  gdzIntégrant ¬
  et  observant  que  po  quand  xo  et  z—H,  on  aurap
a
g(H—z).  Ainsi,  à  l'orifice  où  z—o  et  x—a,  on  trouve  p
+gH.
Et  si  l'on  représente  par  H  la  hauteur  due  à  la  vitesse  u,  on  aura
peg  (H+-H).
            
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