CODE CIVIL, LIVRE III, TITRE IV.
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§ 2.
Effets de lu divisibilité et de l'indivisibilité des obligations.
126.—1° La distinction entre les obligations de ces deux espêces
n'a aucun effet, tant qu'il n'existe qu'un seul créancier et qu'un seul
débiteur.
Tant qu'il en est ainsi, l'obligation doit être exécutée comme si elle
était indivisible. Art. 998, 1er alinéa. « Toute obligation, divisible ou
» indivisible, doit s'exécuter entre le créancier et le débiteur comme
» si elle était indivisible, à moins que le contraire ne soit exprimé
» dans l'acte. » C'est conformément à cette règle que l'art. 1015 statue ¬
: « Le débiteur ne peut point forcer le créancier à recevoir en
» partie le paiement d'une dette, même divisible. »
2° Ce n'est donc que quand il se rencontre une pluralité, soit de
créanciers soit de débiteurs, que la distinction peut prendre une importance. ¬
Or cette pluralité peut exister en trois cas: a) dès l'origine de l'obligation, ¬
lorsque par exemple plusieurs débiteurs ont promis une
même chose ou lorsqu'une même chose a été promise à plusieurs
créanciers; 6) par succession, à titre singulier, aux droits du créancier, ¬
lorsque par exemple, le créancier a fait cession d'une partie de
sa créance et en a conservé une partie, ou lorsqu'il a fait cession de
toute sa créance à plusieurs personnes; c) par succession à titre universel, ¬
soit aux droits du créancier, soit aux obligations du débiteur
c'est-à-dire lorsque le créancier ou le débiteur ont laissé plusieurs
héritiers.
Le Code est complétement muet sur les effets de la distinction, dans
ces divers cas où elle pourrait en avoir, en raison de la pluralité des
créanciers ou des débiteurs et il a retranché tous les articles du C. Fr.
qui traitent des effets de ces obligations, à la seule exception du ler
alinéa de l'art. 1220 (devenu le 1er alinéa de notre art. 998), lequel
parle précisément du cas où la distinction ne produit point d'effets. Il
n'est cependant pas possible de croire qu'il ait fait une section des obligations ¬
divisibles ou indivisibles pour qu'elle n'ait aucune utilité et
pour que les obligations de ces deux espèces soient traitées de la même
manière. Il s'en est donc rapporté aux notions naturelles et aux principes ¬
du droit commun.
Or ces notions et ces principes, comme le sens même des mots dirisible ¬
et indivisible, conduisent à cette conséquence directe : a) que