CONSIDÉRATIONS
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principe. Il y en a donc une assez grande quantité ¬
surapondante qu'il faut évacuer, ou par les
travaux du corps ou par ceux de l'esprit ou par
les affections du cœur.
Le cultivateur et l'ouvrier l’évacuent par les
travaux du corps.
L'homme pensant l'évacue par les travaux de
l'esprit.
Les gens oisifs et les femmes, qui ne veulent
s'occuper ni aux travaux de l'esprit, ni à ceux
du corps, l'évacuent par les affections du cœur.
Lesbesoms des sexes l'un pourl'autre, sontaussi
plus pressans dans l'état social que dans l'état de
nature, parce que la secrétion du fluide reproductif ¬
y est plus copieuse. La cohabitation habituelle ¬
des deux sexes leur rappelle continuellement ¬
les plaisirs qu'ils peuvent goûter ensemble.
L’imagination s’exalte au point qu’on a été obligé
de voiler les parties sexuelles, principalement
dansles pays méridionaux (1): le sang afflue à ces
organes; il se fait une ample secrétion de ce fluide.
Ses organes en sont irrités, et il faut l'évacuer.
Dans les contrées froides, l'imagmation est moins
vive. Les alimens sont difficiles à se procurer;
(1) Il est encore quelques peuples qui ne connoissent
pas la pudeur. Les habitans de la Nouvelle-Hollande satisfont ¬
publiquement les besoins de l'amour.