Full text: Du Choul, Guillaume: DISCOVRS DE LA RELIGION DES ANCIENS ROMAINS

211.

Figure
Type: drawing
IASPE ANTIQVE. CORNIOL ANTIQVE.
   

Par les histoires nous congnoissons que la Fortune dỏr accompaignoit ordinairement le lict des Cesars: & quand l'Empereur venoit à tirer à la fin, en sa presence elle estoit portée à son successeur. Pline la nomme legere, inconstante, incertaine, qui fauorise les indignes.

Toutefois Fortune ǹnest autre chose, que la seule prouidence de Dieu, par laquelle nous receuons le bien & le mal selon noz merites.
   

La Fortune fut encores paincte aueugle: pource que souuentesfois elle donne les biens à ceux, qui ne l'ont pas merité. Et de cecy a tresbien parlé Aristophane en son Pluto Dieu des richesses: & son argument a traduit Lucian en son Misanthropos. Ledict Aristophane recite, que quand lupiter enuoye les richesses aux bons, il est

boiteux: & aux meschants, il court legerement. A Preneste fut anciennement le temple superbe de Fortune, edifié par Sylla:ou estoit la statue de bronze de la Deesse, tellement dorée, que pour l'excellence du merueilleux

artifice vint delà le prouerbe, que si lon vouloit louër vne belle doreure, lon disoit, que c'estoit vne doreure Prenestine. Encores commença ledit Sylla de faire vn 

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