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» Ma la cittadinanza ch'è lor mista
» Di Campi, di Certaldo, e di Fighine,
» Pura vedeasi nell' ultimo artista. »
(141) Il existe un essai de ce dialecte dans l’Osservator
fiorentino T. IV. p. 169. Nos paysans ont aussi un dialecte
tout particulier, et on peut en voir uu modèle dans le célèbre -
idylle de François Baldovini, qui a pour titre Lamento
di Ceccg da Varlungo.
(242) L'usure était anciennement si comiaune à Florence,
qu’en 1420. on permit par une loi de prêter son argent à 25.
pour cent. Les fortunes considérables des Scali, des Peruzzi, -
des Acciajuoli, des Bardi, des Ammannati, et d’autres banquiers -
florentins, étaient le fruit de l’usure.
(143) Le grand-duc Pierre-Leopold animé par des sentimens -
vraiment philosophiques, améliora la condition des juifs,
en leur permettant d’acquerir des biens, et en leur faisant
jouir de tous ces avantages que sa célèbre legislation procura -
à ses sujets : ce prince vendit , à une societé formée par
eux, la juiverie, qui ne sert de nos jours qu’à la demeure
des moins riches, car les plus opulens se sont repandus dans
toute la ville. Des mesures aussi sages ont rendu les juifs toscans -
plus morigénés; et leurs moeurs se sont polies par l’étude, -
et par leur libre communication avec les autres citoyens.
On compte en effet, parmi eux, des personnes, qui ont mérité -
l’éstime publique , telles que Salomon Fiorentino poëte
célèbre , mort dernièrement à Pise; et César Lampronti, homme -
qui jouit d’une bonne réputation, et doué d’une grande prudence, -
médecin expérimenté, banquier honnête et loyal, le
premier de sa nation à Florence, et souvent chargé des affaires -
publiques de la plus haute importance dans son pays
et au dehors.
(144) Migliore pense que cette Berta était la mère de Carlemagne. -
(145) Brunetto, qui naquit à Florence en 1230. fut pour
ainsi dire le redacteur de l’encyclopédie de son siècle. Son
ouvrage, au quel il donna le titre de Trésor, contient un abregé -
de Pline, de Solin, et d’autres écrivains de ce genre :
c’est en quelque sorte un abregé de tout ce qui était connu
alors. Le Trésor est divisé en trois parties, subdivisées en plusieurs -
livres. La première renferme le vieux et le nouveau testament -
avec la description des élemeus et du ciel, la géographie, -
et l’histoire naturelle des poissons, des serpens, des
oiseaux, et des autres animaux. On trouve dans la seconde
un abregé de l’éthique d’Aristote, et un traité des vices et des
vertus. Finalement la troisième contient l’art de parler, et la
manière de bien gouverner la république. Voici le tableau des
connaissances humaines dans le XIII. siècle, d'après Brunetto: -