381
SUR LES ÉTKES ORGANISÉS.
le fait pas : ce besoin se passe. Il faut donc que
l'urine soit réabsorbée dans la masse générale du
sang. La liqueur prolifique est réabsorbée chez
la plupart des animaux qui ne l'évacuent pas;
et chez les autres, la plus grande partie l'est
également.
Mais ces diverses liqueurs secrétoires ne sont
dans l'état ordinaire qu'ébauchées daus la masse
du sang. L'urine en fournit un exemple bien
convaincant. Lorsqu'on urine immédiatement
après qu'on a bu et mangé, l'urine est claire, et
ne contient qu'une très-petite quantité des principes ¬
qui lui sont propres. Mais si on n'urine que
plusieurs heures après le repas, l'urine est d'autant ¬
plus chargée de ces principes qu'on a différé
plus longtems d'uriner. C'est pourquoi l'urine
qu'on rend le matin, après avoir dormi toute
la nuit, est toujours la plus chargée. Dans le
premier cas, l'urine n'avoit donc été, pour
ainsi dire, qu'ébauchée; mais elle est rentrée
dans la masse du sang, et elle n'a acquis ses
qualités propres que par des circulations réitérées. ¬
La salive du matin a aussi beaucoup plus
d'activité que celle qui suit l'instant où on vient
de manger. Les autres liqueurs secrétées présentent ¬
les mêmes phénomènes.
Toutes ces liqueurs secrétoires, ainsi ébauchées ¬
dans la masse du sang, vont ensuite se