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les négliger sans danger. Et encore peut-on supposer ¬
que cet effet, tont petit qu'il est, est compensé
par la manière de détermier le nombre d'oscillations ¬
faites par le pendule en une seconde. Ce nonbre, ¬
et la corde de l'arc décrit, sont tous deux diminués ¬
par la résistance de l'air : il y a donc ici la
mêmecompensation que pour le frottement.
« La troisième cause apparente d'erreur dans
notre formule est le temps que le boulet emploie
à communiquer son mouvement au pendule. Nous
sommes partis du principe que cette communica
tion se faisait en un instant, ce qui n'est pas toutà-fait ¬
exact : elle se fait pendant tout le temps que
le boulet emploie à pénétrer dans le bois. Ce temps
de seconde, et
peut à peine s'élever jusqu'à
peut, par conséquent, fort bien se négliger. »
Hutton démontre encore, par le calcul, que la
vitesse que le pendule reçoit du boulet est la même,
à quelque profondeur que le boulet pénètre dans
le bois, et ne diffère en rien de celle qu'il recevrait
si le boulet ne pénétrait pas du tout : de sorte que
cette vitesse est absolument la même, soit qu'on
la suppose communiquée en un instant indivisible, ¬
ou dans un petit espace de temps.
Ainsi le frottement de l'axe, la résisance de l'air
au mouvement du pendule, et le temps de l'enfoncement ¬
du boulet, ne peuvent causer aucune erreur ¬
sensible dans la formule.
Il y a une cause d'erreur relevée dans les voyages