couvert d'un double filtre de gaze bien serrée, enduite ¬
de bonne huile de tartre. Il y avait, le long
des quatre premiers tuyaux, des fils de coton enduits ¬
d'huile de tartre. On mit de l'huile de tartre
sur le filtre de toile serrée ou de gaze triple du cinquième ¬
tuyau qui entrait dans le récipient; toutes
les jonctions étaient exactement lutées. Le baro
mètre, recourbé, finissait en forme d'entonnoir vers
la partie qui communiquait avec l'air extérieur, et
l'autre extrémité entrait dans un petit cylindre qui
tenait à un robinet, lequel passait dans le récipient
en traversant la platine de la machine pneumatique;
les jonctions bien lutées, le mercure était à 27
pouces lorsque la poudre prit feu.
« Le mercure baissa au premier instant de 10 à
12 pouces; et, après quelques oscillations qui diminuaient ¬
par degrés, il commença à monter, et
ne discontinua qu'après quelque temps, s'étant
arrêté à un ou deux pouces plus bas qu'il n'était au
moment où la poudre s'enflamma. On marqua ce
point avec un fil ; le baromètre fut gardé trois
jours, sans qu'on s'aperçût qu'il eût subi d'autre
changement.
«Il avait remarqué que dans le premier instant
l'expansion était d'autant plus forte, que l'air, dégagé ¬
de la poudre, était parfaitement sec; il éprouva
ensuite qu'en mettant du mercure dans la partie
ouverte du tube, la compression se faisait en raison
des poids ajoutés, mais que ce rapport n'a lieu que
jusqu'à un certain terme, l'expérience montrant
que lorsque la densité de l'air est seulement qua¬