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l'arme après le tir : en effet, la température du
foyer baissant rapidement par l'action de l'air ambiant ¬
qui soutire le calorique du métal , l'élasticité
de cette vapeur diminue d'autant ; son volume se
contracte ; elle se cantonne vers le fond ; l'air entre
alors par la bouche, et avance à mesure que le gaz
vaporeux se retire. Bientôt arrive une époque où
le refroidissement est tel, que le sulfure ne peut plus
exister à l'état gazeux; par quoi il se condense successivement ¬
et se dépose à l'état solide, constituant
ainsi la crasse noirâtre des armes à feu. Ce résidu
est avide et de l'humidité et de l'oxigène atmosphérique. ¬
« Cette masse de vapeurs équilibrante est d'autant ¬
moindre que le foyer d’explosion a manifesté
un plus haut degré de chaleur, la capacité de l'âme
demeurant constante. Or, comme ce degré tient
non-seulement au dosage, mais encore à la parfaite
homogénéité et à la bonne fabrication du mélange,
notamment pour les petites armes, on voit que,
pour un dosage donné, la poudre encrassera d’autant ¬
moins le tube qu'elle sera fabriquée avec plus
de soin.
« Nous aurions pu ajouter que , à mesure que
la vapeur de sulfure est refoulée par l'air, elle trouve
une issue par la lumière du canon, et s'échappe en
partie par ce canal, ce qui tend à diminuer l'encrassement ¬
de la pièce.
« L'épaisseur de métal augmentant de la bouche
à la culasse, cette dernière partie est celle qui se
refroidit le plus tard, circonstance qui influe sur