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« On mesurait sa force expansive par le poids du
corps solide qui reposait sur l'orifice de l'éprouvette,
et que le fluide pouvait précisément soulever un
peu, sans que pourtant la rondelle de cuir qui garnissait ¬
cet orifice fût entièrement chassée.
« Ce poids, dans toutes les expériences, sauf dans
celles qui furent faites avec de très-petites charges
de poudre, était une pièce d'artillerie plus ou moins
Jourde, selon la charge. Elle était placée debout,
dans une cage qui la maintenait verticale, et le
bouton de la culasse reposait sur la convexité de
l'hémisphère d'acier, qui portait à plat en dessous
sur la bouche de l'éprouvette. On pouvait faire varier ¬
le poids d'une même pièce dans une suite
d'expériences, en la remplissant plus ou moins de
boulets. L'air de la section de l'éprouvette était de
0,049088 pouces carrés (151 millimètres carrés),
et le poids de l'atmosphère sur cette surface était
de o,75651, à raison de 15 livres par pouce carré.
« Quatre-vingt-cinq expériences furent faites avec
cet appareil, depuis le 25 février jusqu'au 4 avril
1795. La température de l'air varia depuis o,4 jusqu'à ¬
16,« degrés Réaumur.
« On augmenta la charge de grain en grain, depuis
1 jusqu'a 18; et, pour chaque charge, on fit une
suite d'essais, en augmentant à chaque fois le poids
comprimant, jusqu'à ce que ce poids fût suffisant
pour atteindre le terme où la pression empêchait
le fluide élastique de sortir, en lui permettant ce
pendant de soulever légèrement la masse qui re
posait sur lui. Dans la quatre -vingt-cinquième