CLOISONS, PLAFONDS ET MENUISERIES
Rien dans l’architecture civile de Vitruve ne répond exactement à ce
que nous appelons « pans de bois ». Les seules mentions de parois en
charpente se trouvent dans la notice des engins de guerre.
CLOISONS A OSSATURE DE CLAYONNAGE?
En guise de pans de bois, on emploie à l’intérieur des habitations des
cloisons de clayonnage — craticii parietes (pl. 10, fig. 1) : potelets ronds
et lacis de brindilles; le tout, hourdé de boue et porté par une semelle
— « solium ».
Vitruve réprouve ce genre économique de construction : « Je voudrais.
dit-il, que les craticii parietes n'eussent même pas été inventés ». Ce
sont des foyers d’incendie, et des parois déformables sur lesquelles
l’enduit tient mal et se gerce. Leur seul avantage est d’occuper peu de
place, et de pouvoir s'établir en porte-à-faux lorsque les convenances de
la distribution l’exigent.
A rez-de-chaussée, pour parer au danger de l’humidité qui fait
travailler la membrure, Vitruve recommande de l’asseoir sur un socle
de maçonnerie.
Et, pour éviter la gerçure des enduits, il prescrit d’interposer entre
eux et le noyau de clayonnage un double lattis en joncs jointifs ;
Premier lattis : Joncs verticaux, empâtés dans une légère couche de
hourdis, et maintenus par des guindes verticales en cannes où l'on
enfonce des clous à têtes plates.
Second lattis : Joncs horizontaux, guindes de maintien verticales.
1. XXII-KV. — 2. II vn 72; VII m 54,