COMBLES.
Plus, les pièces du « tectum », c'est-à-dire :
Poutrelles inclinées — cantherii;
Couchis — templa;
Chevrons — asseres.
EN QUOI LES COMBLES ROMAINS DIFFÈRENT DES NÖTRES
Si l'on compare nos combles avec ceux de l'époque vitruvienne, on
remarque chez nous l'absence des poutrelles rampantes et des couchis
sous chevrons : nous avons éliminé les cantherii et les templa.
De la une simplification ; mais en partie compensée :
En faisant reposer directement les chevrons sur les pannes, nous nous
sommes astreints soit à multiplier les pannes, soit à renforcer les
chevrons.
L'INCLINAISON ET LE MODE DE COUVERTURE
Les combles sont à pentes peu prononcées. Ceux des temples, les
seuls dont Vitruve précise l'inclinaison', comportent en chiffre rond
1 de hauteur pour 4 1/2 de base : Des tuiles sans attaches artificielles
glisseraient sur une pente raide.
Ces tuiles — à larges courants — forment, dans le sens du versant,
des rigoles qui aboutissent à des cuvettes-chéneaux munies de dégorgeoirs.
La répartition de ces dégorgeoirs dans les temples', montre qu'au
besoin une cuvette embrasse plusieurs cours de tuiles.
Si l'on arrête (pl. 20, fig. 5) en deçà du chéneau le chevronnage qui
porte ces tuiles, on peut donner à la cuvette un surcroit de profondeur;
et l'extrémité de la toiture prend un aspect absolument conforme à la
terminaison des entablements antiques.
1. III vi 26. — 2. III vI 41-47.