FONDATIONS.
Des que le niveau de l'eau est dépassé, on arrète le bétommage, et
l'on continue en « structura », c'est-à-dire en maçonnerie ordinaire.
C. — FONDATIONS PAR ÉCIIOUACE DE BLOCS ARTIFICIELS
Lorsque l'agitation de l'eau rend les batardeaux imposibles, on
recourt à des blocs artificiels, construits à sec, et mis en place par
échouage (pl. 5, sig. 4-6) :
A proximité du point où le bloc doit être immergé, on dresse, par
une mer calme, un massif de substruction arasé suivant le prosil fig. 5:
horizontal sur un peu moins de la moitié de sa longueur; en pente sur
l'autre moitié;
Le long des rives, on rachète la pente par une murette de bordure
formant un encaissement qu'on remplit de sable; sur ce sable ou
maçonne le bloc; et l'on attend que les mortiers soient durcis, c'est-àdire -
au moins deux mois.
Alors on sape la murette de bordure, de manière à permettre aux
vagies d'affouiller le sable : Le bloc s'incline, glisse, s'échoue, et va
s'arrêter au pied du talus où il a glissé.
Un deuxième bloc, un troisième formeront sur ce talus comme un
lit incliné, qui à son tour servira de plan de glissement pour d’autres
blocs : et ainsi la jetée s'allonge de proche en proche.
OUVRAGES DE SOUTÈNEMENT
Vitruve décrit ainsi qu'il suit le soutènement d'un terre-plein? (pl. 4.
lig. 2) :
Une série d'éperons triangulaires creux, pénétrant dans la masse des
remblais, et munis de contreforts extérieurs; une construction « en
dents de scie ».
1. VXII 15. — 2. VIX12 à 25.
VITRUVE. — 1.