ASTRONOMIE.
Conjectures théoriques'. — Pour expliquer les mouvements des planètes, -
Vitruve admet, autour d’un globe terrestre central et fixe, un ciel
— « mundus » — composé de sphères solides et transparentes tournant -
autour d'un axe commun.
Sur ces sphères se meuvent les planètes : toutes animées d’égales
vilesses, et marchant en un sens opposé à celui des sphères qui les
entraînent. Les plus éloignées du centre ont à parcourir le plus long
trajet : la durée de leur révolution est plus grande.
Reste à rendre compte des rétrogradations :
Apollonius en avait fourni une interprétation sinon vraie, du moins
élégante, en imaginant l'hypothèse des épicycles : Vitruve admet (pl. 91,
fig. 8) une action attractive due à la chaleur rayonnante que le soleil
darde vers la terre; et, pour le besoin de sa cause, il localise cette chaleur -
rayonnante dans un champ de 60° :
Mercure et Vénus se trouvent dans ce champ de 60°, l’attraction les
empêche d’en sortir; et, lorsqu’elles en atteignent les limites, l’attraction -
les rappelle en arrière.
PHASES DE LA LUNE?
La lune, assimilée à une planète très voisine de la terre, ne tend
jamais à sortir du champ qu’embrassent les rayons solaires : elle est à
l'abri de leur action perturbatrice, et ne rétrograde jamais.
L’intervalle entre deux retours au même point du ciel, est d’environ
28 jours.
Au sujet des phases, Vitruve présente les théories suivantes :
Selon Bérose, une moitié de l’astre brille de son propre éclat et se
tourne par une sorte de sympathie du côté du soleil;
La seconde théorie est la nôtre, elle n’a besoin que d’être rappelée :
Vitruve l’attribue à Aristarque de Samos.
1. IXI 27-53. — 2. IXII.