DIGRESSIONS.
est le plus fixe, c’est-à-dire un solstice. C’est en effet un solstice qu’indique -
Cléomède. De sorte que probablement Vitruve, ou quelque copiste,
aura écrit « per umbras æquinoctiales » là où il eût fallu « per umbras
solstitiales ».
LATITUDES
C'est par les longueurs d’ombres du gnomon — et cette fois il s’agit
sans hésitation d’ombres équinoxiales — que Vitruve définit les latitudes.
Voici les chiffres de ces « declinationes » pour quelques points remarquables -
:
Rome 9/8.-Athènes -
4/5. — Rhode 7/5.— Tarente 11/9. — Alexandrie -
5/5.
Sans doute il ne faut voir dans ces chiffres qu’une expression en
nombres ronds des inclinaisons réelles du pôle.
MOUVEMENTS DES PLANÈTES
Faits d'observation?. — Vitruve décrit la marche apparente des planêtes -
sur la sphère céleste :
Saturne, Jupiter et Mars : Marche constamment de même sens;
Venus et Mercure : Marche interrompue par des temps d’arrêt et de
rétrogradation.
Ces apparences complexes tiennent à la mobilité de la terre, que les
anciens ignoraient.
Pour un observateur placé sur la terre, les périodes qui s’écoulent
entre deux retours au même point du ciel ne sont pas exprimables par des
nombres lixes.—Voici, telles quelles, les durées que Vitruve leur assigne:
Saturne, 29 ans et 160 jours;
Jupiter, 11 ans et 5113 jours:
Mars, 683 jours;
Vénus , 485 jours;
Mercure, 360 jours.
1. IX vII 2, 5. — 2, IXI 15-26.