LES ORGUES.
Incidemment on remarquera que la largeur des touches doit être
égale au diamètre des plus gros tuyaux. De là, difficulté d’atteindre
plusieurs touches d’une même main : L’orgue antique se prête peu aux
combinaisons d’accords.
SOUFFLERIE (pl. 72 fig. 1)
Deux pompes à air sont simultanément actionnées par un balancier.
Les corps de pompe sont des cylindres verticaux dont le fond supérieur -
est fixe; le fond inférieur, mobile et constitué par le piston même,
dont le pourtour est garni de laine huilée.
Quand le piston descend, l’air s’introduit dans le corps de pompe par
une ouverture munie d’une soupape à contre-poids; quand le piston
remonte, l’air est refoulé, par l’intermédiaire d’une conduite à clapet,
dans un grand réservoir.
Régulateur hydraulique. — Ce réservoir, dont la présence est le trait
essentiel du système, consiste en une cuve renversée et posée sur cales
dans un bassin d’eau : c’est un régulateur hydraulique, où s’amortissent
les à-coups de la soufflerie. L’air s’y accumule sous une pression à peu
près uniforme; et, de là, passe dans une caisse de distribution située
sous le sommier.
Détail d'installation. — Une indication un peu vague a trait au
bâti porteur des corps de pompe. Ce bâti est « scalari forma » : Apparemment -
chaque cylindre est maintenu, tant à la base qu’au sommet,
par des bâtons d’échelle plantés dans des montants verticaux.
1. X VIII 2-9.