STATUAIRE ET PEINTURE
Dans ce groupe encyclopédique de connaissances qu’embrassait
l'architecture des anciens, il est difficile de préciser le point où la
digression commence : sans discuter si Vitruve s'écarte de son sujet,
nous rattacherons aux sciences ou arts qu’il effleure les documents qui
en éclairent les méthodes ou l’histoire.
Il nous fournit, en premier lieu, quelques aperçus sur deux arts qui
consinent à l'architecture des édifices : la peinture et la statuaire.
4. — CARACTÈRE DE LA PEINTURE DÉCORATIVE A L'ÉPOQUE DE VITRUVE
Vitruve reproche à ses contemporains de s’attacher plus à la richesse
des couleurs qu’à l’art de la composition ; et, dans la composition décorative, -
de remplacer la représentation d’édifices réels par des silhouettes
irréalisables; les êtres vivants par des chimères'.
Il condamne ces recherches du luxe et ces jeux de la fantaisie comme
des nouveautés marquant un abaissement du goût : Son austère jugement -
date l’apparition de ces « nouveautés ».
b. — INDICATIONS SUR LA TÉCHNIQUE DES PEINTRES ET DES SCULPTEURS
Le côté technique est représenté :
En ce qui concerne la peinture, par des renseignements sur la composition -
et le mode d’application des couleurs (page 18);
En ce qui touche à la statuaire, par la mention d’un mode de vernissage -
des nus, , qui n’est autre que la couverte de suif des
peintures à la cire. — La dorure des bronzes se faisait au mercure’.
Un document capital commun aux deux arts, est l’analyse des proportions -
qu’observaient les statuaires et les peintres :
1. VII v 8-16, 27-28. — 2. VII viiI 6.