MACHINES DE JET
Constitution de l'appareil projecteur. — Dans les grosses machines
de tir, l’appareil moteur n’est point une arbalète; en d’autres termes,
ce n’est point une barre élastique que l’on fléchit et qui, en se redressant, -
agit sur le projectile par l’intermédiaire d’une corde archère :
Que l’on imagine (pl. 86, 87) un écheveau de fils élastiques tendu
entre les deux sommiers fixes d’un bâti ; et, implanté dans cet écheveau,
un bras qui lui imprime une torsion : C’est par un couple de bras ainsi
actionnés qu’est mue la corde archère.
Appareils euthytones, appareils palintones : Catapultes, balistés.
Ces bras peuvent (pl. 88, fig. 1 et 5) diverger par rapport à l’axe de
symétrie, ou converger vers cet axe :
Dans un cas, la position moyenne des bras est sensiblement normale
à la direction du tir; dans l'autre, elle lui est oblique :
Dans un cas on utilise presque en totalité l’effort moteur; dans l'autre
on n’en utilise qu’une composante.
La première disposition a l’inconvénient d’un bâti encombrant et
lourd : elle est réservée aux projectiles de grande masse, aux boulets;
La seconde, plus commode et plus portative, convient aux projectiles
légers :
La première, ainsi que Prou l’a établi dans ses études sur la balistique
des anciens, est celle que les Grecs appelaient « euthytone »; l'autre
est la disposition « palintone ».
Au type euthytone appartiennent les catapultes ou scorpions; au type
palintone, les balistes.