HORLOGES SOLAIRES
Les procédés solaires de mesure du temps se ramènent à l’observation -
de la marche que suit l'ombre d’un style sur une surface graduée :
HORLOGES OU L’OMBRE DU STYLE SE PROJETTE SUR UNE SURFACE
DE RÉVOLUTION1
1° CAS D'UNE SURFACE SPHÉRIQUE
L’horloge solaire la plus naturellement indiquée est (pl. 76, fig. 1)
une cuvette hémisphérique creusée dans un bloc horizontal, et munie
d'un style ou gnomon correspondant à son centre :
Les arcs de cercle décrits par le soleil dans l’espace se reproduisent
symétriques à eux-mêmes sur la concavité de la demi-sphère; leurs
plans sont perpendiculaires à l’axe du monde; et il suffit de diviser
chacun des arcs en douze parties égales pour avoir rigoureusement la
mesure des heures.
Cette solution est celle que Vitruve désigne sous le nom de « scaphe »
ou « hemisphærium, excavatum », et attribue à Aristarque de Samos.
Détail d'exécution :
De l’hémisphère on ne conserve que la partie utile, c’est-à-dire une
zone comprise entre deux plans parallèles à l’équateur. Le bloc ainsi
« récoupé » se trouve, suivant l’expression de Vitruve, « ad enclima
succisus ».
2° CAS D’UNE SURFACE CYLINDRIQUE OU CONIQUE
Evidemment on pourra substituer à la sphère une surface de révolution -
quelconque, pourvu qu’elle ait pour axe l’axe du monde, et
qu’elle soit coupée par un plan exactement horizontal :
1. IX VIII.