CONDUITES D'EAU.
TUNNELS ET SUBSTRUCTIONS
En tout cas, la pente de la rigole doit être continue, sans ressauts ni
plongements : et cette condition de continuité ne peut se réaliser
qu’au prix de substructions comblant les dépressions du sol, ou de
galeries souterraines traversant les reliels.
Vitruve ne donne aucun détail sur les substructions; il se borne, au
sujet des tunnels, aux indications suivantes' :
Le percement s’opère à l’aide de puits espacés moyennement de deux
actus, soit 240 pieds.
Dans les terrains meubles, la galerie est revêtue d’une maçonnerie;
en terrain rocheux, le revêtement est superflu.
b. — CONDUITES A TUYAUX DE PLOMB2
Dès qu’on substitue des tuyaux aux rigoles, on cesse d’être astreint à
une pente uniforme : l’emploi de tuyaux, rendant possible la traversée
des vallées en conduite plongeante, permet de raccourcir les lacets et de
réduire les frais de substructions ou de tunnels.
TRAVERSÉE DES RAVINS
La partie plongeante est ce que Vitruve appelle un « ventre ». Elle
comprend (pl. 74, fig. 3) :
Une descente plus ou moins raide;
Un cheminement horizontal sur substructions;
Et une remontée à flanc de coleau.
Selon toute vraisemblance, à l'endroit de ce « ventre » la conduite
se fractionne (page 254). Soit H la colonne d’eau dont elle peut subir
l’effort, Il sera la profondeur du plongement : autant de gagné sur la
hauteur des substructions.
1. VIII vI 13-16. — 2. VIII vi 25-34.