ASTRONOMIE
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Si, par le centre de la lune, on mène trois droites
perpendiculaires à ces trois plans , et qu’on prolonge
indéfiniment ces droites jusqu’à la sphère céleste , elles
y marqueront trois points que nous nommerons les pôles
de l’écliptique, de l’orbe et de l’équateur lunaire. A cause
de l’immense éloignement de la sphère céleste , ces pôles
seront les mêmes que pour des droites parallèles menées
du centre de la terre. Ainsi pendant le mouvement des
nœuds, les pôles de l'équateur et de l'orbe lunaire décriront ¬
sur la sphère céleste de petits cercles parallèles
à l’écliptique , en comprenant toujours entre eux le pôle
de l’écliptique supposé immobile dans le ciel.
Ces résultats, qui forment une des plus belles découvertes ¬
de l’astronomie moderne, sont dus à Dominique
Cassini.
373. Nous avons vu qu’il existe dans le moyen mouvement ¬
de la lune , des variations séculaires qui doivent
y produire à la longue des changemens très-considérables. ¬
Si le mouvement de rotation de la lune restait toujours ¬
le même et ne participait point à ces inégalités, il
cesserait bientôt de contre-balancer exactement le mouvement ¬
de révolution, et la lune se détournant peu - àpeu ¬
pour nous, on devrait, par la suite des siècles, découvrir ¬
successivement tous les points de sa surface ; mais
la théorie a prévu d'avance que cela ne doit point arriver. ¬
Le mouvement de rotation de la lune , indépendant
de ses inégalités périodiques qui affectent le mouvement
de révolution, est assujetti aux mêmes inégalités séculaires. ¬
Ces mouvemens s'altéreront donc peu-à peu par
les mêmes périodes en se contre-balançant toujours, et
la face de la lune opposée à celle qu'elle nous présente,
nous sera éternellement cachée.
CHAPITRE