APPAREILS HYDRAULIQUES.
LES MACHINES D’ÉPUISEMENT: LEUR CLASSEMENT
Dans tout le chapitre des machines d’épuisement, Vitruve se réfère à
ce principe, qu’il faut sacrifier le débit à la hauteur ou la hauteur au
débit : partout il subordonne à cette loi le choix de l'appareil élévatoire.
Le classement est le suivant :
a. — Faibles hauteurs : Le tympan (pl. 69, fig. 4, 5), ou la vis
d'Archimède (pl. 70) ;
b. — Hauteurs moyennes : La roue à augets (pl. 69, fig. 2, 3) ;
c. — Très grandes hauteurs : La chaîne à godets (pl. 69, fig. 1), ou
la pompe foulante (pl. 71).
REVUE DES APPAREILS D'ÉPUISEMENT
TYMPAN
Dispositions (pl. 69, fig. 4, 5). — Le tympan ou tambour d’épuisement -
est un cylindre creux tournant autour d’un axe horizontal :
Les parois sont faites de planches clouées sur des cloisons ravonnantes,
qui partagent le vide intérieur en huit secteurs.
L’eau entre dans un secteur par un orifice situé à la circonférence,
glisse sur la cloison, et sort par un orifice voisin du centre;
La hauteur d’ascension se réduit à la distance verticale qui sépare le
plan d’eau de l’orifice de sortie : elle est un peu moindre que le ravon
de la roue.
Modes d'actionnement. — Si l’on doit prendre l’eau dans une rivière,
on fixera (sig. 5, A) des ailettes à la circonférence, et le tympan ainsi
complété fera lui-même office de roue à aubes ;
Dans le cas d’une eau dormante, on plantera sur son pourtour
(fig. 5, B) des chevilles saillantes qui le transformeront en roue de
carrière.
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