ATRIUM.
5° (tracé L,) : La proportion qu’on obtient en construisant sur la
largeur L' un carré, et prenant pour la longueur L la diagonale de ce
carré. Nouvelle application (Cf. page 205) d’un procédé purement graphique, -
et remarquable exemple d’un tracé incompatible avec des rapports -
simples : Une relation géométrique, au lieu d’une relation de
nombres.
Coupe (pl. 62). — La hauteur de la grande nef, sous le poutrage
de ses caissons, est égale aux 3/4 de sa largeur: le triangle pythagoricien
y est inscriptible.
ALAE (pl. 62, fig. 1, 2)
Les « alæ » n'étant point à double étage, on ne saurait, sans être
conduit à des profondeurs démesurées, leur appliquer la règle d’égalité -
des largeurs aux hauteurs. On y déroge; et voici l’ordre d’idées où
l'on se place? :
Prenons un très grand atrium, un atrium dont la longueur L serait
égale à 100 pjeds.
Pour cet atrium, nous dit Vitruve, la profondeur L’ des alæe doit être
1/5 de cent pieds soit 20 pieds.
Transportons cette proportion à un petit atrium — un atrium où
L = 50 : La profondeur L’ des alæ, réglée sur le 1/5 de L'ne serait
plus que de 6 pieds, et donnerait un promenoir peu commode. La proportion -
convenable pour les alae d’une très grande nef, convient mal
pour les alæ d’une nef de petite ouverture; l’échelle doit entrer en
compte :
Et en effet, dans le cas où L se réduit à 30 pieds, la largeur L' des
alæ est non plus 1/5 mais 1/5 de L, soit 10 pieds.
Pour les cas intermédiaires, cette largeur d’alæe L’ varie suivant une
loi que nous examinerons plus loin : bornons-nous quant à présent à
reconnaître l’utilité et le caractère de cette loi.
1. VI Iv. — 2. VI Iv 11.