LA COLONNE DORIQUE
vitruve qui, au cours de la notice du dorique, ne prononce nulle
part le nom de base, suppose connu de ses lecteurs l’usage d'un fût
dépourvu de base.
FUTI
Issu sans transition de la plate-forme ou « stylobate », le fût a son
contour généralement cannelé, et se termine par une astragale, sur
laquelle repose le chapiteau.
Proportion. — Dans les temples d’'ordre jonique, la hauteur des
colonnes est subordonnée à leur espacement : ici, elle en est indépendante; -
et, que l’ordonnance soit systyle ou diastyle, dans l'architecture
des temples la hauteur de la colonne est fixée à 14 rayons, dont l
pour le chapiteau.
Sous la pénombre d’un pronaos, Vitruve admet, comme pour l'ionique.
un diamètre égal, à 4/5 du diamètre courant.
Lorsqu’il s'agit des édifices civils’, la hauteur de la colonne est portée
à 15 rayons.
Indépendamment de ces proportions usuelles, Vitruve mentionne.
mais à titre purement historique — une règle depuis longtemps tombée
en désuétude, qui assignait à la colonne 12 rayons seulement (page 61):
c'est la proportion du dorique de Pline.
Antincissement, galbe et cannelures. — Le fût est aminci et galbé
d'après les règles ioniques’, mais ne comporte que 20 cannelures.
Pour les colonnes resserrées du pronaos, le nombre des cannelures
est augmenté de 84.
1. NV I 14.— 2. V I 12. — 3. I i 19. — 4. Of. page 75.