ORDRE DORIQUE.
Grèce alexandrine; le dorique de Vitruve offre un caractère romain très
prononcé : il paraît être l’ordre en usage à Rome aux derniers temps de
l’âge consulaire.
L'UNITÉ MODULAIRE
Apparemment, les maîtres romains auxquels Vitruve se réfère s’attachaient -
moins que les Grecs aux nuances : Ici, tout se simplifie; les
dimensions de l’entablement aussi bien que celles des parties basses sont
rapportées à une commune unité, et cette unité est le ravon R de la
colonne à sa naissance ; ou, ce qui revient au même, la largeur du triglyphe?. -
Incidemment on se demandera pourquoi le diamètre est pris comme
module dans le cas de l’ionique, le rayon dans le cas du dorique?
Même réponse : la provenance des documents.
CLASSEMENT DES ORDONNANCES DORIQUES:
ESPACEMENT DES COLONNES
L'ordre lonique, où la frise est continue et sans divisions, s’accommode
fort bien d’espacements de colonnes très variables :
Des qu’on adopte l’ordre dorique, il convient de mettre les axes des
colonnes en correspondance avec les axes des triglyphes;
Et, comme Vitruve fixe invariablement à 2 modules 1/2 l’intervalle
d'axe en axe de deux triglyphes, le nombre des solutions se trouve
limité; les seules admises pour l’architecture des temples sont les suivantes -
(pl. 22) :
d. — Ordonnance dite systyle S :
Entre-axe courant des colonnes : 2 entre-axes de triglyphe, soit 5 R.
Entre-axe central : 3 entre-axes de triglyphes, soit 7,5 B.
1. N I 15; Cf. V Ix 10. — 2. I I 1. — 5. IV II.