ORDRE IONIQUE.
Ces sous-unités sont ce que Chipiez a nommé des « modules auxiliaires -
». Exemples :
Pour le chapiteau (page 76), le module auxiliaire est le 18° du
diamètre;
Pour l’entablement (page 90), il en serait le 7e;
Pour la base ionique (page 71), le 21e.
On peut donc concevoir ainsi le mécanisme des tracés :
Un module fondamental régit les cotes d’ensemble;
Pour chaque membre, un sous-module régit les cotes de détail.
Dualité du module. — Tant qu’on se tient aux membres de la colonne,
le module fondamental est le diamètre lui-même.
Que l’on passe de la colonne aux membres de l’entablement, tout à
coup l'unité modulaire change : ce n’est plus au diamètre que les
dimensions sont rapportées ; une unité nouvelle intervient, c’est l’architrave -
(page 81). Et comme, entre l’architrave et le diamètre la relation
est fort complexe (page 82), la simplicité générale des rapports éprouve
de graves atteintes.
Cette simplicité, les anciens la sacrifient à des exigences optiques :
PROPORTIONS RÉELLES, PROPORTIONS OPTIQUES
Selon Vitruve, à mesure que la colonnade grandit, le spectateur
s’exagère la conicité réelle des fûts, et juge les architraves moins hautes
qu’elles ne sont :
C’est dire que Vitruve admet, à mesure que l’échelle augmente, un
point de vue relativement plus rapproché. De là les corrections qu’il
prescrit.
On s'attendrait à voir ces corrections affecter aussi bien les cotes
horizontales que les cotes de hauteur.
Il n'en est rien; et voici peut-être la raison de cette apparente
anomalie :