Volltext : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  VI.
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60.—  Namque  ceteræ  regiones  procreant  curculionem.  Pourquoi -
  ceterœ?  s'écrie  Pontédéra.  Pourquoi  excepter  l'Italie,  où  les
charançons  sont  les  plus  nuisibles  au  blé?  Ne  faudrait-il  point
lire  namque  calidœ?  C'est  au  moins  le  sens  adopté  par  l'auteur -
  du  Compendium  :  vaporatœ  enim  regiones  curculiones  et  alia
genera  bestiarum  nutriunt.  L'erreur  du  commentateur  vient  de  ce
qu'il  ne  donne  pas  au  mot  regiones  la  signification  qu'il  doit
avoir.
61.—  Equilia.  Voyez  PALLADIUS,  Econ.  rur.,  liv.  ier,  ch.  21.
62.—  Extra  culinam.  Le  mot  cuisine  ne  désigne  pas  toujours,
et  ici  particulièrement,  le  lieu  où  l'on  préparait  les  mets,  et  il
n'est  pas  probable  que  les  étables  et  les  écuries  y  fussent  placées.
C'était  plutôt  un  office  vaste  et  exhaussé,  afin  que  la  charpente  fût
à  l'abri  du  feu,  et  que  les  gens  de  la  maison  pussent  s'y  tenir  commodément -
  dans  toutes  les  saisons  de  l’année.
63.—  Horrea,  fœnilia,  farraria.  «  Peu  importe,  dit  Palladius
(Econ.  rur.,  liv.  1er,  ch.  48),  en  quel  endroit  on  serrera  le  foin,
la  paille,  le  bois  et  les  cannes,  pourvu  que  cet  endroit  soit  sec,
ouvert  à  tout  vent  et  éloigné  de  la  métairie,  dans  la  crainte  du
feu.  »  Bien  que  le  mot  horrea  signifie  ordinairement  des  greniers
à  serrer  le  blé,  quand  il  est  battu,  et  que  le  mot  de  grange  signifie -
  un  lieu  à  serrer  les  gerbes,  il  y  a  apparence  que,  comme  il
s'agit  ici  du  danger  du  feu,  Vitruve  a  entendu  par  horrea  nos
granges  :  car  les  grammairiens  tiennent  que  horreum  se  dit  ab
horrore  spicarum  ;  or,  les  épis  ne  sont  qu'aux  gerbes;  ils  ne  sont
point  au  grain,  quand  il  est  battu;  d'ailleurs  la  signification  du
mot  horreum  s'étend  dans  Horace  jusqu'aux  caves  et  aux  celliers -
  :
Nardi  parvus  onyx  eliciet  cadum
Qui  nunc  Sulpiciis  accubat  horreis.
(Carm.  lib.  1v,  ode  12.)
Il  semblerait  aussi  que  le  mot  farraria,  de  far,  qui  signifie  le
grain  du  blé  battu  ,  devrait  être  traduit  par  grenier  à  blé;  mais
parce  que  le  blé  battu  n'est  pas  sujet  à  prendre  feu,  comme  la
paille  et  le  foin,  Perrault  a  cru  que  Vitruve  avait  pu  se  servir  de
farraria  pour  désigner  un  grenier  à  serrer  les  pailles,  et  que  de
même  que  far  qui  signifie  du  blé  battu  est  dit  de  faciendo,  par  la
même  raison,  la  paille  pouvait  aussi  être  dite  far,  parce  que  la
même  action  qui  sépare  le  grain  de  la  paille,  sépare  aussi  la  paille
            
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