LEs matières que renferme ce second volume sont d'une bien
haute importance, puisque les cinq livres qui le composent
forment chacun un traité particulier d'architecture civile, de
peinture à fresque, d'hydrologie, d'astronomie et de mécanique.
Malgré les coups si nombreux et si funestes portés à l'ouvrage
par la main du temps ou plutôt par celle des hommes, des savants -
infatigables dans leurs recherches, sont parvenus à jeter
la lumière jusque dans dles ténèbres du neuvième livre, un de
ceux qui avaient le plus souffert. Mais c'est en vain qu'ils ont
lutté contre les difficultés insurmontables de la partie mécanique. -
Pas un seul monument ancien qui puisse nous faire sortir
de tant d’obscurité, nous donner la clef de tant d'énigmes restées
indéchiffrables! Et les chapitres surtout où il est question des
machines de guerre, sont tellement malades, tellement gangrenés, -
comme le dit Philander, que toute la science d'Esculape
lui-même ne pourrait venir à bout de les guérir. C'est donc de
guerre lasse, c'est après avoir compulsé tout ce qui a été écrit
peut-être sur ce sujet, qu'il m'a fallu renoncer à donner une
explication satisfaisante de quelques-unes de ces machines qui
oubliées depuis longtemps, ne présentent, du reste, que l'intérêt -
d'un obstacle franchi.