NOTES DU LIVRE VI.
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juste que de déterminer la largeur des ailes sur la grandeur de
l'atrium avec lequel elles doivent être en harmonie? C'est ce que
fait Vitruve, c'est ce qu'il fait en dernier lieu, avant de passer
aux proportions des pièces intérieures, aux proportions du tablinum -
par lequel il commence, comme étant la pièce qui a le
le plus d'importance.
25.— Trabes earum liminares. Le mot limen signifie généralement -
ce qui est posé en travers, et plus particulièrement ce qui
traverse ou le haut ou le bas des portes, superum, inferum limen,
le seuil, le linteau ; et il paraît, dit Perrault, que les Latins ne
faisaient pas cette distinction comme nous. A la fin du ch. o de
ce livre, Vitruve parle du jour qui était empêché par le limen defenêtres, -
c'est-à-dire par leur linteau. Il faut donc entendre par
trabes liminares alarum, les architraves soutenues par les colonnes -
qui étaient aux côtés des cours, et qui en formaient les
galeries.
26. — Tablino. C'était probablement ce que nous nommons
les archives, où l'on conservait les registres de recette et de dé
pense, comme dans la pinacotheca on conservait les tableaux. Ce
serait une erreur, de confondre, comme l'a fait Philander, le tablinum -
avec la pinacotheca, dont Vitruve donne séparément la
description.
27. — Lacunaria ejus. Si par lacunaria on n'entend pas ici le
plafond d'une voûte cintrée que l'auteur désigne (p. 32) par ces
expressions, curva lacunaria ad circinum delumbata, il faut absolument -
supposer avec Perrault qu'il y a une faute de copiste, et
lire vi au lieu de II1 ; on aura facilement fait cette faute en
écrivant le six de cette manière 171. Si nous supposons que l'auteur -
ne veuille qu'un enfoncement ordinaire dans le plafond, il
est évident, dit de Bioul, qu'en le faisant du tiers de la largeur
de la galerie, il serait plus d'une fois plus grand qu'il ne doit
être.
28.— Imagines item alte cum suis ornamentis. Les nobiles
jouissaient du droit de faire dessiner leurs images, jus imaginùm;
leurs descendants les conservaient avec un soin extrême, et les
faisaient porter devant eux aux funérailles. Voyez PLINE, Hist.
Nat., liv. xxxv, ch. 2. «N'omettons point ici une idée moderne,
continue Pline ; on dédie aujourd'hui dans les bibliothèques, en
or, en argent, ou du moins en bronze, non-seulement les bustes
des hommes dont la voix immortelle retentit en ces lieux, mais
encore des bustes imaginaires. Les regrets des curieux ont prêté