NOTES DU LIVRE VI.
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que l'auteur ne le dise pas, on tire encore une autre ligne du poin
cjusqu’au point d, ce qui forme le triangle edc. Cela posé, voici
son raisonnement : les peuples qui ont le pôle peu élevé, comme
ceux, par exemple, qui, dans la fig. 88, occupent l'espace di,
ont le ton de la voix semblable à celui de la corde de la sambyce
uu, qui est égale à l'élévation du pôle di. Ceux qui ont le pôle
plus élevé, comme d2, ont le ton de la corde qui est égale à l'élévation -
du pôle nn. Ceux qui ont le pôle encore plus élevé, comme
d3, ont le ton de la corde oo, qui est égal à l’élévation du pôle
d3. Il en est de même pour les autres.
Cette hypothèse de Pythagore, par laquelle il veut prouver
que tout ce qui se fait dans le monde, est l'effet d'une harmonie
générale, est assurément une des plus ingénieuses des anciens.
8.— Uti organi, quam gau Grœci dicunt. La sambyce était
un instrument à cordes, usité en Chaldée, et dont on se servit à
la dédicace et à l'adoration de la statue de Nabuchodonosor.
Euphorion rapporte que les Parthes et les Troglodytes faisaient
usage de sambyces à quatre cordes. C'est aussi lui qui nous assure,
d’après Suidas, que les sambyces étaient des instruments de musique -
triangulaires. Musonius nous apprend encore que la sambyce, -
espèce de cythare triangulaire, fut inventée par lbycus, et
que, suivant Semus de Délos, la Sibylle fut la première à se
servir de cet instrument appelé sambyce, du nom de son inventeur. -
Dans la fig. 88, j'ai substitué des tuyaux aux cordes pour
éviter toute confusion dans les lignes.
Une machine de guerre dont il est parlé au dernier chapitre du
xe livre, portait le nom de sambyce.
9.— Calices duo. L'expérience des godets de terre, dit Perrault, -
a plus de rapport avec ce dont il s'agit que la sambyce
car il est vrai que les choses sèches rendent un son plus haut,
plus aigu que celles qui sont humectées, parce que la vitesse du
frémissement des corps durs et secs, quand ils sont frappés, étant
cause qu’ils frappent aussi l'air avec plus de vitesse, rend le son
plus aigu; et au contraire, la lenteur du mouvement des corps
que l'humidité à relâchés, frappant l'air par des secousses moins
entrecoupées, rend un son plus bas.
10.-Exprimunt -
tactu. Philander, dans une de ses notes,
trouve digne de remarque ce que rapporte Janus Parrhasius,
d'après Capella et Ausone, qu'il y a dans les arbres différentes
proportions musicales. En effet, dit-il, plus un arbre est élevé,
plus sont aigus les sons que leur fait rendre le vent qui les agite;