Full text : Tome second (2)

NOTES
DU  LIVRE  SIXIÈME'
1.—  Atheniensium  non  omnes  ,  nisi  eos  ,  qui  liberos  artibus  erudissent. -
  La  population  d'Athènes,  dit  Plutarque  (Vie  de  Solon,
ch.  xxx),  s’augmentait  chaque  jour,  par  le  grand  nombre  d’étrangers -
  qu'attirait  de  toutes  parts  la  liberté  dont  on  jouissait  dans
l'Attique.  Mais  la  plus  grande  partie  de  son  territoire  n'offrait
qu'un  sol  ingrat  et  stérile,  et  les  marchands  qui  faisaient  le  commerce -
  maritime,  n'apportaient  rien  à  ceux  qui  ne  leur  donnaient
rien  en  échange.  Solon,  frappé  de  ces  inconvénients,  tourna  du  côté
des  arts  l'industrie  de  ses  concitoyens,  et  fit  une  loi  qui  dispensait
un  fils  de  l'obligation  de  nourrir  son  père,  quand  celui-ci  ne  lui
avait  point  fait  apprendre  un  métier.
2.  —  Si  primo  animadversum  fuerit,  quibus  regionibus  aut
quibus  inclinationibus  mundi  constituantur.  Bien  que  Vitruve,  dans
l’explication  qu’il  donne  de  l’influence  des  climats  sur  le  corps
humain,  ne  soit  pas  toujours  d'une  grande  exactitude,  il  n'en  est
pas  moins  vrai  qu'un  architecte  doit  différemment  construire  les
édifices  dans  les  diverses  contrées,  suivant  le  climat  et  la  nature
du  pays.  Et  ces  règles  générales,  que  l'auteur  donne  dans  ce  chapitre, -
  l'architecte  doit  savoir  les  appliquer  à  une  infinité  de  cas
particuliers,  parce  qu'il  ne  faut  pas  croire  que  la  température
soit  exactement  la  même  dans  les  pays  situés  sous  le  même  climat  :
car  combien  de  circonstances,  comme  les  vents,  les  volcans,  le
voisinage  de  la  mer,  la  position  des  montagnes,  ne  se  combinentelles -
  pas  avec  l'action  du  soleil,  et  ne  rendent-elles  pas  la  température -
  très-différente  dans  des  lieux  placés  sous  le  même  parallèle? -

3..—  Namque  aliter  Agypto,  aliter  Hispania.  Ces  pays  ont  en
J'ai  besoin,  avant  de  commencer  les  notes  de  ce  second  volume,  d'adresser  de  sincères
remerciments  pour  toutes  les  attentions  dont  j'ai  été  l'objet  de  leur  part,  à  M.  Lucas,  directeur -
  de  l'imprimerie  de  M.  Panckoucke,  et  à  M.  J.  Chenu,  correcteur  et  collaborateur,  aussi
modeste  que  distingué,  de  la  collection  des  Classiques.  Je  les  prie  d'avoir  pour,  agréable  le
seul  temoignage  que  je  puisse  leur  offrir  de  ma  reconnaissance.
            
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