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NOTES DU LIVRE X.
tantôt plus bas. Appien d'Alexandrie, dit que les habitants d'Utique -
empêchèrent l'effet des béliers dont Scipion faisait battre
leurs murs, en descendant des poutres suspendues à des cordes,
et inises en travers pour supporter les coups des béliers. On peut
donc dire, avec Perrault, que par le moyen des chevilles qu'on
mettait dans les trous, au-dessous de celles qui soutenaient les
cables, on pouvait faire que le bélier frappât plus haut ou plus
bas, parce que les câbles du bélier rencontrant ces chevilles, faisaient -
un angle qui les rendait plus courts.
113.— Et anconibus firmiter inclusa. Par anconibus il faut
entendre des fers pliés et coudés nn, fig. 118, qui servaient ici
pour attacher les dosses nveen, contre les montants ae.
114. — Quemadmodum navis malus a puppi ad proram continetur. -
Cette comparaison des câbles qui attachaient le bélier, dont
Vitruve parle, avec ceux du mât d'un navire, n'est pas bonne,
parce qu’elle contient des choses qui se contredisent. Perrault
croit impossible que les câbles qui vont le long du bélier puissent
être serrés contre lui par des cordes mises en travers, et puissent
l'arrêter de la même façon qu’un mât est attaché à la proue et à
la poupe : car les câbles qui attachent ainsi un mât en sont fort
éloignés, au contraire des haubans qui l'attachent aux deux
bords voisins, et qui représentent assez bien les câbles qui attachaient -
le bélier d'Agétor, à cause des cordes qu'il avait en travers, -
et dont on se servait en quelque sorte comme d’anses pour
le mêttre en mouvement, de même qu'il y en a au travers des
haubans qui servent pour monter à la hune. Aussi la pensée de
Perrault est-elle que Vitruve s'est mépris, quand il a voulu spécifier -
les câbles dont Agétor n'a parlé qu'en général, en disant
seulement que le bélier avait des câbles tendus comme ceux qui
arrêtent le mât d'un vaisseau auquel Josèphe compare aussi le
bélier qu'il décrit.
115.— Ejusque prœcincturæ funes transversis erant ligati. Ces
cordes rr ne servaient pas seulement à attacher les gros câbles,s;
elles formaient des espèces d'anses par le moyen desquels on faisait -
agir le bélier. Passées sous les gros câbles qu'elles entortilfaient, -
elles empêchaient qu'ils ne fussent collés au bélier, et pouvaient -
être facilement empoignées.
116.— Ex quibus autem funibus. Le texte porte : « Ex quibus
autem funibus pendebant eorum capita, fuerant ex ferro facta
quadruplices catenæ. » Il n'est pas possible que par funibus pendebant, -
l'auteur ait entendu les câbles qui suspendent le bélier :