Volltext : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  X.
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de  sept  pieds.  (Joignez  encore  les  poutres  xx,  et  vous  aurez  une
seconde  base  sur  laquelle  les  poteaux  seront  élevés.)  Par  ce
moyen,  les  roues  sont  couvertes  par  la  saillie  du  grand  châssis
ce,  xx,  formant  la  seconde  base  de  la  tortue  posée  sur  le  double
châssis  ou  première  base  aers,  dans  les  coins  duquel  sont  les  hamaxopodes, -
  et  se  trouvent  à  l’abri  du  danger  d’être  endommagées -
  par  les  balistes  ennemies.
105.—  Arbusculæ.  Ces  petits  arbres  sont  les  pièces  de  bois
cylindriques  ae,  fig.  117,  dont  la
Fig.  117.
moitié  supérieure  a  est  plus  menue,
pour  former  un  pivot  traversant  les
quatre  coins  iiii  de  la  base  aers  de  la
fig.  116;  la  partie  inférieure  e,  plus
grosse  que  l'autre,  est  fendue  par  une
mortaise  dans  laquelle  tourne  la  roue  c,
autour  de  son  essieu  z;  et,  pour  plus
grande  sûreté,  cette  mortaise  est  revêtue -
  de  lames  de  fer  nu.  Ces  petits  arbres -
  sont  appelés  hamaxopodes,  c'està-dire -
  pieds  de  chariot.
106.  —  Insuper  hanc  compactionem.
La  ferme  de  la  machine  figurée  par
Rusconi  est  plus  compliquée  que  ne  le  demande  le  texte,  et
Perrault,  qui  cherche  à  l'expliquer,  n'a  point,  ce  me  semble,
compris  Vitruve  dans  ce  passage.  Où  voit-il  dans  le  texte  des
contre-fiches  et  des  poinçons?  Il  n'y  en  a  pas.  Et  des  contre-fiches
de  neuf  pieds!  c'est-à-dire  des  contre-fiches  qui  seraient  aussi  longues -
  que  les  piliers  qui  soutiennent  la  ferme  !  Quelle  serait  donc
la  hauteur  de  cette  ferme?  Ce  n'est  pas  au  moins  Rusconi  qui  lui
a  donné  cette  idée-là,  puisque  les  contre-fiches  de  sa  figure  sont
trois  fois  plus  courtes.  Le  mot  capreoli  doit  être  traduit  par  le
mot  forces,  et  non  par  celui  de  contre-fiches  qui  rend  la  chose
incompréhensible  pour  Perrault.  Ce  quadratum  tignum  dont
il  fait  les  forces,  n'est  autre  chose,  bien  certainement,  que  le
fattage  auquel  vont  aboutir  les  forces.  Et  puis,  le  texte  ne  dit  pas
du  tout  que  sur  chaque  contre-fiche  il  doit  y  avoir  une  pièce  de
bois  carrée  :  supra  capreolos  collocetur  quadratum  tignum  que
capreoli  conjunguntur;  ce  qui  signisie  :  que  sur  les  forces  soit
placée  une  pièce  de  bois  carrée  (un  faîtage)  où  les  forces  soient
assemblées.  S'il  avait  dû  y  avoir  plusieurs  pièces  de  bois  carrées
le  texte  porterait  quadrata  tigna,  comme  il  porte  capreolos.  Je
suis  d'avis,  avec  Perrault,  contre  Rusconi,  que  les  trabes  inter¬
            
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