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NOTES DU LIVRE X.
lieu de duplicatum. Suivant cette opinion adoptée par Perrault,
nous avons traduit par rebord, parce qu’il est dit ensuite qu'il
sert de couverture à la queue d'aronde.
90.— Musicis auditionibus. Nous avons vu, dans le ch. e
du liv. jer, qu’une des raisons pour lesquelles Vitruve exigeait
que l’architecte connût la musique, c’était pour qu’il pût juger
si les cordes de ces machines de guerre rendaient un même
ton.
91.— Dehis rebus quœ potui dixi. Après la lecture de ce chapitre
et des deux précédents , on reste convainçu de la difficulté, ou,
pour mieux dire, de l'impossibilité d'expliquer aujourd'hui d'une
manière satisfaisante, d’après le texte, quelle était la véritable
forme de ces machines. Dans ce dernier chapitre, on voit que
les diverses parties des catapultes et des balistes, formaient plusieurs -
assemblages qu'on réunissait seulement, dit de Bioul, lorsqu'on -
employait la machine. Ces assemblages consistaient : 1° dans
les deux longues pièces de bois où l'on attachait, 2° le moulinet,
et 3° le chapiteau. On avait ensuite : 4° les petits tubes ou barillets
qu’on enchâssait dans le chapiteau; 5° les chevilles, et enfin
6° l’assemblage où se trouvaient les bras qui frappaient le javelot
ou la pierre. Voyez M. DE FoLARD, Traité de l'attaque et de la
défense des places, art. xxi et suiv.
92.— Cetras autem Chalcedonius. Athénée, dans son livre des
machines, dit que ce fut Géras, de Carthage, qui inventa la
base du bélier. Il ajoute que cet architecte ne suspendit pas son
bélier, comme le dit Vitruve , mais qu'il était porté par plusieurs
hommes qui le faisaient agir. Il est vrai qu'il parle ensuite d'autres
béliers qu’on faisait rouler sur des cylindres. Turnèbe croit que
Vitruve a tiré d'Athénée presque tout ce qu'il rapporte des machines -
de guerre, quoique Casaubon pense qu'Athénée a vécu
longtemps après Vitruve, se fondant sur ce que Trebellius Pollion
rapporte, que l'empereur Gallien fit fortifier plusieurs villes par
deux architectes de Byzance, dont l'un se nommait Cleodamus
et l'autre Athénée. Mais il est certain que ce dernier n'était pas
le même que celui que nous citons, parce que, comme le fait
observer Vossius, le nôtre a dédié son livre à Marcellus, qui
existait avant Vitruve.
93.— Id autem quod tardos conatus habuerat. C'est aussi dans
Athénée que Vitruve a trouvé qu'on avait appelé cette machine
tortue, à cause de sa marche si lente. Au rapport de Plutarque,
l'hélépole de Demetrius était un mois à faire un stade, c'est-à¬