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NOTES DU LIVRE X.
éloigné du moulinet et plus près des arbres, et sér rivoy, qui
les tend vers le bas, et alors le contraire a lieu ; ce qui fait que
les arbres souffrent une plus grande ou une plus petite tension
Après tout, il faut demeurer d’accord que l’affectation que l’on
sait être ordinaire à Vitruve de se servir de mots grecs sans nécessité, -
et même d’en forger de nouveaux, peut donner quelque
fondement aux conjectures qu’on est obligé de faire pour deviner
ce qu'il veut dire, et supposer que, dans la composition des mots
grecs qu'il a forgés, il n'a pas toujours été fort exact à observer
les analogies.
84. — Itaque ut etiam qui geometrice non noverint, habean
expeditum. Vitruve aurait obligé davantage la postérité, dit Perrault, -
s'il eût expliqué et décrit avec exactitude quelle était la
figure, quels étaient les usages des parties dont il donne les proportions; -
il aurait été plus aisé de suppléer ces proportions que
de deviner le reste : car on ne sait rien autre chose de cette machine, -
sinon que des câbles d'une grosseur prodigieuse passaient
par des trous taillés, suivant un trait fort particulier; mais il
n’est point dit ce que ces câbles tiraient, ni quelle était la partie
qui poussait la pierre ; il n'y a rien, non plus, qui puisse faire
comprendre comment des câbles de plus de huit pouces de diamêtre -
et faits de cheveux, rendaient un son qui eût des tons que
l'on pût distinguer. Néanmoins, si l'on s'en rapporte à ce qui est
dit au ch. xII (voyez, p. 487), il semble que les balistes et les catapultes -
n'étaient différentes qu'en ce que les unes lançaient des
pierres, et les autres des javelots.
85.— Digitorum XII s. k. Le peu d'espoir qu'ont les savants
de pouvoir restituer ce qui manque dans la description des cata
pultes, et principalement des balistes, a déterminé Buteo à corriger -
ce qui s'est rencontré de manifestement faux dans les
proportions du trou de la baliste avec le poids de la pierre ; ce
qu’il a fait avec l’exactitude géométrique et arithmétique que Vitruve -
dit être nécessaire, et qu'il semble n'avoir pas suivie. Mais
comme ces corrections changent beaucoup le texte, sans éclaircir -
autrement la chose, Perrault n'a pas jugé qu'il fût à propos
de les suivre, et a traduit le texte, tel qu'il est, à la lettre. Et il
faut remarquer, en passant, que Buteo, pour prouver que Vitruve -
s'est trompé, lorsqu'il a prétendu qu'il fallait augmenter
le trou à proportion de l’augmentation du poids de la pierre,
en doublant le diamètre du trou, lorsque le poids est doublé,
s'appuie sur la grosseur inadmissible d'une corde qui deviendrait