NOTES DU LIVRE X.
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sauraient signifier, selon Perrault, autre chose que vers le haut,
vers le bas; ce qui lui fait croire que les arbres ou bras de la catapulte -
et de la baliste étaient debout, placés l'un contre l’autre,
et également tendus, afin que, lorsqu on détendait les cordes,
ils pussent frapper d'un même coup le javelot; il ne peut admettre
qu'ils fussent bandés à droite et à gauche, comme l'ont pensé d'autres -
interprètes. En effet, si ces bras eussent dû former un arc, est-il
probable que Vitruve qui donne ici la mesure de tant de choses
peu importantes, eût oublié de parler de la grosseur de la corde
de cet arc dont il ne fait même aucune mention? Le mot de bras
semblerait, il est vrai, faire soupçonner dans ces arbres quelque
rapport avec un arc, parce que les deux parties de l'arc d'une
arbalète sont comme ses bras étendus; mais ne peut-on point dire
que ces parties appelées, avec raison, bras dans les arbalètes, ont
retenu le même nom dans les catapultes, qui ont peut-être été
inventées depuis les arbalètes ou scorpions, et que ce nom n'a
point été changé à cause que ces parties ont le même usage que
les bras des arbalètes, puisqu’elles poussent le javelot de même
que les arbalètes, bien que leur disposition soit différente?
82.— Foraminis vz. Cette proportion de la grosseur des bras
confirme Perrault dans l'opinion où il est, que les arbres frappaient -
le javelot par le bout d'en haut : car cette grosseur, qui est
presque double de celle du bout d'en bas, en faisait presque une
massue dont le coup était fort, non-seulement à proportion de la
tension et de la roideur de l'arbre, mais aussi à proportion de la
pesanteur du bout qui frappait.
83. — Quœ anatona dicuntur. Ce passage est, selon Perrault,
le plus intelligible de tout le chapitre ; et il donne lieu à entrevoir -
quelque chose dans tout le reste. Les interprètes ne l'ont
pourtant point expliqué. Ils pensent tous que anatona et catatona
signifient le ton haut ou bas que les cordes plus ou moins tendues
rendent quand on les touche. Ils se fondent sur l'endroit du
ch. 1er du liv. 1er, où il est dit que les cordes qui tendent les bras
des catapultes doivent être homotona, c'est-à-dire tendues si également, -
qu'elles aient un même ton quand on les fait sonner. Mais
il est évident que l'auteur entend ici autre chose, et que le haut
et le bas désignés par àvo et xáro, qui entrent dans la composition -
des mots dont il s'agit, ne doivent point s'interpréter du ton
haut ou bas, mais du chapiteau placé ou plus haut ou plus bas,
comme si par anatonon il avait voulu dire o ioy, qui tend
les bras de la catapulte vers le haut, et alors le chapiteau est plus