Volltext : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  X.
547
sauraient  signifier,  selon  Perrault,  autre  chose  que  vers  le  haut,
vers  le  bas;  ce  qui  lui  fait  croire  que  les  arbres  ou  bras  de  la  catapulte -
  et  de  la  baliste  étaient  debout,  placés  l'un  contre  l’autre,
et  également  tendus,  afin  que,  lorsqu  on  détendait  les  cordes,
ils  pussent  frapper  d'un  même  coup  le  javelot;  il  ne  peut  admettre
qu'ils  fussent  bandés  à  droite  et  à  gauche,  comme  l'ont  pensé  d'autres -
  interprètes.  En  effet,  si  ces  bras  eussent  dû  former  un  arc,  est-il
probable  que  Vitruve  qui  donne  ici  la  mesure  de  tant  de  choses
peu  importantes,  eût  oublié  de  parler  de  la  grosseur  de  la  corde
de  cet  arc  dont  il  ne  fait  même  aucune  mention?  Le  mot  de  bras
semblerait,  il  est  vrai,  faire  soupçonner  dans  ces  arbres  quelque
rapport  avec  un  arc,  parce  que  les  deux  parties  de  l'arc  d'une
arbalète  sont  comme  ses  bras  étendus;  mais  ne  peut-on  point  dire
que  ces  parties  appelées,  avec  raison,  bras  dans  les  arbalètes,  ont
retenu  le  même  nom  dans  les  catapultes,  qui  ont  peut-être  été
inventées  depuis  les  arbalètes  ou  scorpions,  et  que  ce  nom  n'a
point  été  changé  à  cause  que  ces  parties  ont  le  même  usage  que
les  bras  des  arbalètes,  puisqu’elles  poussent  le  javelot  de  même
que  les  arbalètes,  bien  que  leur  disposition  soit  différente?
82.—  Foraminis  vz.  Cette  proportion  de  la  grosseur  des  bras
confirme  Perrault  dans  l'opinion  où  il  est,  que  les  arbres  frappaient -
  le  javelot  par  le  bout  d'en  haut  :  car  cette  grosseur,  qui  est
presque  double  de  celle  du  bout  d'en  bas,  en  faisait  presque  une
massue  dont  le  coup  était  fort,  non-seulement  à  proportion  de  la
tension  et  de  la  roideur  de  l'arbre,  mais  aussi  à  proportion  de  la
pesanteur  du  bout  qui  frappait.
83.  —  Quœ  anatona  dicuntur.  Ce  passage  est,  selon  Perrault,
le  plus  intelligible  de  tout  le  chapitre  ;  et  il  donne  lieu  à  entrevoir -
  quelque  chose  dans  tout  le  reste.  Les  interprètes  ne  l'ont
pourtant  point  expliqué.  Ils  pensent  tous  que  anatona  et  catatona
signifient  le  ton  haut  ou  bas  que  les  cordes  plus  ou  moins  tendues
rendent  quand  on  les  touche.  Ils  se  fondent  sur  l'endroit  du
ch.  1er  du  liv.  1er,  où  il  est  dit  que  les  cordes  qui  tendent  les  bras
des  catapultes  doivent  être  homotona,  c'est-à-dire  tendues  si  également, -
  qu'elles  aient  un  même  ton  quand  on  les  fait  sonner.  Mais
il  est  évident  que  l'auteur  entend  ici  autre  chose,  et  que  le  haut
et  le  bas  désignés  par  àvo  et  xáro,  qui  entrent  dans  la  composition -
  des  mots  dont  il  s'agit,  ne  doivent  point  s'interpréter  du  ton
haut  ou  bas,  mais  du  chapiteau  placé  ou  plus  haut  ou  plus  bas,
comme  si  par  anatonon  il  avait  voulu  dire  o  ioy,  qui  tend
les  bras  de  la  catapulte  vers  le  haut,  et  alors  le  chapiteau  est  plus
            
Waiting...

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzerin, sehr geehrter Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.

powered by Goobi viewer