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NOTES DU LIVRE X.
autres le même effet ; mais elles agissent différemment. Celles de
nos orgues, au moyen des ficelles qui passent sur des poulies et
pénêtrent dans la caisse à vent, font lever, quand on appuie dessus, -
des soupapes qui laissent passer l’air dans le tuyau qu’on veut
faire jouer. Les touches des orgues anciennes, quand on appuyait
dessus, faisaient avancer de petites règles placées entre les deux
tables dont nous avons parlé, c'est-à dire entre le a o
et la table supérieure, tabula summa : alors l'air pénétrait dans
les tuyaux qu'on voulait faire jouer, par le trou de la règle qui
répondait directement à ceux des deux tables ; ensuite un ressort,
choragia, repoussait la règle dont le plein interceptait la communication -
du vent.
Athénée dit, comme Vitruve, que Ctesibius est l’inventeur de
cet instrument, ou du moins qu’il l’a perfectionné, parce que la
première découverte en est due à Platon, qui inventa l’horloge
nocturne, c’est-à-dire une clepsydre qui faisait jouer des flûtes
pour faire entendre les heures aux temps où l’onne peut les voir.
61.— Fixos in medio ferreos ancones.— Ancon signifie en grec
une chose pliée en forme de coude ; mais les pistons n'auraient
pu jouer, si ces coudes de fer n'avaient été rendus flexibles à
l’aide de charnières à l'’endroit où ils sont coudés; de sorte qu'il
faut entendre que ce fer plié avec des charnières est soudé par un
bout perpendiculairement sur le piston, et que l’autre bout est
emmanché d’un levier qui, balançant sur un pivot qui le traverse,
fait hausser et baisser le piston à volonté. Et ce n'est pas sans
raison qu’il y a verticulis, c'est-à-dire par plusieurs charnières :
car si la branche de fer qui tient au piston n'avait été brisée au
milieu par le moyen d’une autre charnière, il eût été impossible
de lever et de baisser le piston, à cause du cercle décrit par le
bout du levier.
62. — Pellibusque lanatis involutos. Il est assez difficile de deviner -
à quoi servait cette peau couverte de sa laine : il faut croire
que c’était pour empêcher le bruit des charnières, sans s occuper
de l’opinion de Barbaro, qui, se mettant peu en peine de la construction -
du texte, croit que ces peaux étaient aux pistons comme
l’étoupe est à une seringue, ni celle du P. Kirker, qui a eu plus
d'égard à la construction, mais qui, négligeant le sens, a cru
que ferrei ancones étaient les pistons, à cause qu’il est dit que
ferrei ancones pellibus lanatis sunt involutt.
63. — Erei delphini. L'usage de ces dauphins est inconnu, et
on ne peut pas espérer ici, dit Perrault, que, comme il arrive