Volltext : Tome second (2)

539
NOTES  DU  LIVRE  X.
autres  le  même  effet  ;  mais  elles  agissent  différemment.  Celles  de
nos  orgues,  au  moyen  des  ficelles  qui  passent  sur  des  poulies  et
pénêtrent  dans  la  caisse  à  vent,  font  lever,  quand  on  appuie  dessus, -
  des  soupapes  qui  laissent  passer  l’air  dans  le  tuyau  qu’on  veut
faire  jouer.  Les  touches  des  orgues  anciennes,  quand  on  appuyait
dessus,  faisaient  avancer  de  petites  règles  placées  entre  les  deux
tables  dont  nous  avons  parlé,  c'est-à  dire  entre  le  a  o
et  la  table  supérieure,  tabula  summa  :  alors  l'air  pénétrait  dans
les  tuyaux  qu'on  voulait  faire  jouer,  par  le  trou  de  la  règle  qui
répondait  directement  à  ceux  des  deux  tables  ;  ensuite  un  ressort,
choragia,  repoussait  la  règle  dont  le  plein  interceptait  la  communication -
  du  vent.
Athénée  dit,  comme  Vitruve,  que  Ctesibius  est  l’inventeur  de
cet  instrument,  ou  du  moins  qu’il  l’a  perfectionné,  parce  que  la
première  découverte  en  est  due  à  Platon,  qui  inventa  l’horloge
nocturne,  c’est-à-dire  une  clepsydre  qui  faisait  jouer  des  flûtes
pour  faire  entendre  les  heures  aux  temps  où  l’onne  peut  les  voir.
61.—  Fixos  in  medio  ferreos  ancones.—  Ancon  signifie  en  grec
une  chose  pliée  en  forme  de  coude  ;  mais  les  pistons  n'auraient
pu  jouer,  si  ces  coudes  de  fer  n'avaient  été  rendus  flexibles  à
l’aide  de  charnières  à  l'’endroit  où  ils  sont  coudés;  de  sorte  qu'il
faut  entendre  que  ce  fer  plié  avec  des  charnières  est  soudé  par  un
bout  perpendiculairement  sur  le  piston,  et  que  l’autre  bout  est
emmanché  d’un  levier  qui,  balançant  sur  un  pivot  qui  le  traverse,
fait  hausser  et  baisser  le  piston  à  volonté.  Et  ce  n'est  pas  sans
raison  qu’il  y  a  verticulis,  c'est-à-dire  par  plusieurs  charnières  :
car  si  la  branche  de  fer  qui  tient  au  piston  n'avait  été  brisée  au
milieu  par  le  moyen  d’une  autre  charnière,  il  eût  été  impossible
de  lever  et  de  baisser  le  piston,  à  cause  du  cercle  décrit  par  le
bout  du  levier.
62.  —  Pellibusque  lanatis  involutos.  Il  est  assez  difficile  de  deviner -
  à  quoi  servait  cette  peau  couverte  de  sa  laine  :  il  faut  croire
que  c’était  pour  empêcher  le  bruit  des  charnières,  sans  s  occuper
de  l’opinion  de  Barbaro,  qui,  se  mettant  peu  en  peine  de  la  construction -
  du  texte,  croit  que  ces  peaux  étaient  aux  pistons  comme
l’étoupe  est  à  une  seringue,  ni  celle  du  P.  Kirker,  qui  a  eu  plus
d'égard  à  la  construction,  mais  qui,  négligeant  le  sens,  a  cru
que  ferrei  ancones  étaient  les  pistons,  à  cause  qu’il  est  dit  que
ferrei  ancones  pellibus  lanatis  sunt  involutt.
63.  —  Erei  delphini.  L'usage  de  ces  dauphins  est  inconnu,  et
on  ne  peut  pas  espérer  ici,  dit  Perrault,  que,  comme  il  arrive
            
Waiting...

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzerin, sehr geehrter Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.

powered by Goobi viewer