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NOTES DU LIVRE X.
tiqué. Or, où trouver des orgues anciennes ? Quel monument anique -
viendra nous en faciliter l'intelligence par quelque représen
tation conservée? Le seul moyen qu'ily ait de s'en faire uneidée.
c est de les comparer avec les nêètres, qui semblent sy ratacher
par beaucoup de points.
Pour introduire l'air dans nos orgues modernes, on se sert de
souflets; un canal le conduit dans une caisse hermétiquement
fermée, qu'on nomme vulgairement la caise du vent. Au lieu de
souiffets, les anciens employaient des corps de pompe qui, avedes -
soupapes, produisaient le même effet en introduisant l'ait
dans une caisse nommée arca. Cette caisse était couverte, comme
elle 'est encore à présent, par une table nommnée caput machine.
et en grec xavéy; nos artistes modernes l'appellent banc. Dans nos
orgues, le côté de cette table qui est vers la caisse, est traversé
danssa longueur par autant de rainures ou demiscanaux que nous
avons de tons dans notre musique. Dans les orgues anciennes, au
contraire, é'étaient des tubes entiers, et non des demi-canaux.
qui étaient placés dans toute la longueur de la table; il n'y en
avait pas autant qu’ily avait de tons dans leur musique, mais ils
étaient aussi nombreux ques les differents jeux ou registres. Cete
table était percée, comme elle l’est encore aujourd'hui, par un
nombre de trous égal à celui des tuyaux qu'on devait mettre à
Torgue. Sur ces tables on en plaçait une autre qui s'appelait alors
tabula summa, en grec rivak, et en français, aujourd'hui, som
mier. Celle ci était, comme elle l'est encore dans nos orgues.
percée exactement comme l'autre; c'était sur les trous de cette
dernière table qu’on dressait les tuyaux.
Nous faisons gliser aujourd'hui, entre ces deux tables, autant
de règles que nous voulons avoir d’espéces de jeux ou registres.
Ces regles placées dans la longueur de ces deux tables sont aus
percées comme elles ; tellement que quand leurs trous sont précisément -
placés entre ceux des tables de manière à correspoudre
directement, l'air de la caisse du vent entre dans les tuyaux; mais
sil'on tire ces règles, la partie qui n est pas percée se trouve
entre les trous des deux tables, et interepte la communication
du vent. Les anciens ne faisaient pas comme cela, à l'entrée de
chaque tube ou canal qui leur servait de registres ; ils avaient des
robinets ave des clefs pour les ouvrir ou les fermer, suivant qu'ils
voulaient donner ou êter la communication de l'air
Enin, dans les anciennes orgues comme dans les modernes,il
ya autant de touches ou marches qu'il y a de tons. Les anciens
nommaient ces touches pinne ; elles produisent les unes et les