NOTES DU LIVRE X.
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Perrault a cru qu'il fallait lire minus, item dentatum, au lieu de
majus, etc
50.— Est autem etiam cochlec ratio. Ce que l'auteur nomme
ici cochlea, s'appelle vulgairement vis d'Archimède ou pompe spirale. -
Il paraît qu'on ne l'avait pas encore attribuée à Archimède
du temps de Vitruve , bien que Diodore de Sicile, qui écrivait
presque à la même époque que Vitruve, fasse Archimède l'inventeur -
de cette machine. La grande utilité que l'auteur prétend
qu'on en a retirée, pour rendre l'Egypte habitable, en épuisant
les eaux dont elle était autrefois inondée, ferait cependant croire
qu'elle est beaucoup plus ancienne qu’Archimède.
L’invention de cette machine est si simple et si heureuse, que
l'eau monte dans le tube spirale par sa seule pesanteur. Elle est
propre à élever une grande quantité d'eau avec une très-petite
force; c'est pourquoi elle peut être utile pour vider des lacs et
des étangs. Une seule vis ou pompe ne suffirait pas, s'il s'agissait
d'élever l'eau à une hauteur considérable, parce que cette vis
étant nécessairement inclinée, ne peut porter l'eau à une grande
élévation, sans devenir elle-même fort longue, et par là trèspesante -
, et sans courir les risques de se courber et de perdre son
équilibre; mais alors on peut, avec une seconde pompe, élever
l'eau qu'une première a fournie, et ainsi de suite.
51.— Ejus autem ratio sic expeditur. On se sert encore à pré
sent de la vis d'Archimède pour les bâtiments qui se font dans
l'eau ; mais, dit Perrault, la manière dont on fait les séparations
du dedans, est bien plus facile que n'est ce collement de tringles
d'osier avec de la poix : on se sert bien d'osier et de poix, mais
d'une autre manière. On perce la pièce de bois arrondie de trous
fort rapprochés, qui suivent les lignes spirales qui ont été marquées -
par la méthode que prescrit Vitruve, et dans ces trous
on fiche des bâtons qui ont la longueur que l'on veut donner au
dedans de la coquille. Dans ces bâtons on entrelace de l'osier,
comme pour faire un panier, en battant et serrant les osiers les
uns contre les autres. On enduit de poix, des deux côtés, cette
espèce de tissu, et on couche des ais tout le long par-dessus,
comme des douves de tonneau qu'on lie avec des cercles de fer.
Il y a encore une manière de faire cette vis, c'est de ne la point
couvrir d'ais, mais de faire seulement avec ces ais un canal en
demi-rond qui demeure immobile et incliné selon la pente que
l'on veut donner à la vis : car cette vis tournant dans le canal
auquel sa rondeur est ajustée, pousse l'eau en haut de même