Volltext : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  X.
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mière  espèce;  ou  le  poids  est  situé  entre  l'appui  et  la  puissance,
et  c'est  ce  qu’on  appelle  levier  de  la  seconde  espèce;  ou,  ensin,  la
puissance  est  appliquée  entre  le  poids  et  l'appui  ,  et  c'est  ce  qui
lait  le  levier  de  la  troisième  espèce.
La  forme  du  levier  a  pour  fondement  ce  principe,  que  l'espace
ou  l'arc  décrit  par  chaque  point  d’un  levier,  et  par  conséquent
la  vitesse  de  chaque  point,  est  comme  la  distance  de  ce  point  à
l'appui  ;  d'où  il  suit  que  l'action  d'une  puissance  et  la  résistance
du  poids  augmentent  à  proportion  de  leur  distance  de  l'appui.
35.—  Ita  non  tam  faciliter  quam  oppressione.  Ce  n'est  point,
comme  le  dit  Perrault,  par  une  raison  mécanique  que  l'on  a  plus
de  force  en  appuyant  sur  le  levier,  que  lorsqu  on  le  lève,  mais
par  une  raison  physique,  qui  est  que  la  pesanteur  du  corps  fait
une  grande  partie  de  l'effet  de  la  compression;  au  lieu  que,  dans
l'élévation,  toute  la  force  se  prend  dans  l'action  des  muscles  qui
lévent  les  bras  et  qui  affermissent  le  reste  du  corps.
36.—  Nisi,  quemadmodum  supra  scriptum  est,  examinatio
vectis  longius  per  caput  deductionibus  fuerit  facta.  Il  est  bon  de
remarquer  que  les  puissances  ou  forces  qui  meuvent  les  corps,
ne  peuvent  agir  les  unes  sur  les  autres  que  par  l'entremise  des
corps  mêmes  qu'elles  tendent  à  mouvoir  ;  d'où  il  suit  que  l'action
mutuelle  de  ces  puissances  n'est  autre  chose  que  l'action  même
des  corps  animés  par  les  vitesses  qu’elles  leur  donnent  ou
qu’elles  tendent  à  leur  donner.  On  ne  doit  donc  entendre  par
l'action  des  puissances,  et  même  par  le  terme  de  puissance  dont
on  se  sert  communément  en  mécanique,  que  le  produit  d’un  corps
par  sa  vitesse  ou  par  sa  force  accélératrice.  De  cette  définition,
et  des  lois  de  l'équilibre  et  du  mouvement  des  corps,  on  conclut
aisément  que  deux  puissances  égales  et  directement  opposées  se
font  équilibre,  que  deux  puissances  qui  agissent  en  même  sens
produisent  un  effet  égal  à  la  somme  des  effets  de  chacune,  etc.
37.—  Id  autem  ex  trutinis,  quœ  statere  dicuntur,  licet  considerare. -
  Il  y  a  deux  sortes  de  balances,  l'ancienne  et  la  moderne.
Tout  le  monde  connaît  celle-ci.  L'ancienne  ou  la  romaine  consiste -
  en  un  levier  qui  se  meut  sur  un  centre  et  qui  est  suspendu
près  d'un  des  bouts.  D'un  côté  du  centre,  du  côté  le  plus  court,
on  suspend  le  corps  qu'on  veut  peser;  de  l'autre,  se  trouve  un
poids  qui  peut  glisser  le  long  du  levier.  La  valeur  de  ce  qu'on
veut  peser  s'estime  par  les  divisions  qui  sont  marquées  sur  la
partie  du  levier  où  glisse  le  poids.  Ainsi,  dans  la  balance  romaine, -
  le  poids  qui  sert  à  peser  est  toujours  le  même  qui  s'appli¬Vitruve. -
  II.
            
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