NOTES DU LIVRE X.
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deux boulons de fer qui servaient d'essieu, et qui tournaient dans
Fig. 113
des anneaux de fer qui servaient de moyeux ; cc est le fût de la
colonne qui roulait sur terre , comme le cylindre avec lequel on
aplanit les allées; nn sont les deux timons en chêne, attachés aux
extrémités de la machine.
26.— Fecit enim rotas circiter pedum duodenum. Les commentateurs -
ont entendu que, pour transporter ces grandes architraves, -
les roues de douze pieds soutenaient les boulons de fer, de
même que les roues des charrettes ordinaires soutiennent les
essieux ; mais il eût été impossible que ces masses de pierres fussent -
soutenues sur deux boulons de fer scellés au bout de la
pierre : car, selon eux , la pierre et les deux boulons ne faisaient,
pour ainsi dire, qu’un essieu. Il est donc évident que le texte a
voulu dire autre chose que cela. Métagène emploie, pour transporter -
ses architraves, le moyen dont s’était servi son père pour
transporter ses colonnes. Or, dans la machine de Chersiphron, les
boulons de fer ne servaient pas pour porter ; ils étaient là tout simplement -
pour soutenir le châssis auquel on attelait les bœufs; et
cette manière particulière de transporter les colonnés et les architraves, -
manière que Vitruve compare à celle de faire rouler
les cylindres avec lesquels on aplanit les palestres, était de faire
rouler ces grandes pierres; elles servaient elles-mêmes de roues.
Les architraves ne pouvant pas rouler comme des colonnes à cause
de leur forme carrée, on les arrondissait avec de la charpenterie;
on en faisait, comme le dit Vitruve, des roues de douze pieds
Rusconi, dans ses figures de Vitruve, a été de cette opinion.