Full text : Tome second (2)

NOTES  DU  LIVRE  X.
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ou  carrés,  dans  lesquels  il  y  a  des  mortaises  où  les  poulies  sont
enchâssées.  On  tire  le  plus  grand  parti  de  cette  machine  pour
lever  toutes  sortes  de  fardeaux.  L'une  des  moufles  étant  attachée  au
haut  de  l'engin,  et  l'autre  au  fardeau,  la  corde  qui  le  doit  tirer
produit  son  effet,  en  faisant  approcher  la  moufle  mobile  de  celle
qui  reste  fixée  au  haut  de  la  machine  ;  elle  facilite  par  là  l'élévation
du  fardeau,  par  la  raison  que  le  câble  faisant  deux  replis  sur  les
poulies  des  moufles,  il  arrive  que  le  câble  qui  descend  au  moulinet -
  fait  le  double  du  chemin  que  fait  la  moufle  inférieure,  en
s’approchant  de  l’autre  ;  et,  par  conséquent,  il  n’a  besoin  que
de  la  moitié  de  la  puissance  qui  serait  nécessaire,  s'il  ne  passait
que  sur  une  poulie,  et  si  la  descente  du  câble  vers  le  moulinet
était  égale  à  la  montée  du  fardeau.
18.—  Ferrei  forcipes  religantur.  Pour  prendre  les  pierres  et
les  attacher  à  la  moufle  qui  devait  les  lever,  les  anciens  se  servaient
d'une  espèce  de  tenailles  qu'il  nommaient  forcipes.  C'est  ainsi
que  Philander,  Perrault  et  Galiani  ont  lu,  au  lieu  de  forfices
qu’on  trouve  dans  quelques  manuscrits,  mot  qui  signifie  des  ciseaux -
  et  qui  ne  voudrait  rien  dire  ici.  Nos  ouvriers  appellent
ces  tenailles  louve.  On  rencontre  trois  espèces  de  louves,  celle
des  anciens,  dont  parle  ici  Vitruve,  celle  dont  Philander  dit
qu’on  se  servait  à  Rome  de  son  temps,  et  celle  qu’en  employait
en  France  du  temps  de  Perrault.  Celle  des  anciens  était  composée
Fig.  108.
de  deux  pièces  en  fer  ba,  de  (fig.  108),  jointes
par  un  clou  au  milieu,  comme  des  ciseaux  ou
des  tenailles.  Ces  pièces  étaient  un  peu  recourbées -
  par  en  bas,  pour  serrer  la  pierre
dans  les  deux  trous  ea  qu’on  y  faisait,  et  elles
avaient  chacune  un  anneau  par  en  haut  bd
comme  des  ciseaux,  afin  que  la  corde  z,
passée  dans  ses  anneaux,  fit  approcher  en
tirant  les  deux  extrémités  d'en  haut,  et  serrer, -
  par  conséquent,  les  deux  d'en  bas.
La  seconde  espèce  dont  parle  Philander,
est  plus  sûre  que  la  première  dont  les  pinces -
  pouvaient  se  plier  et  laisser  alors  tomber -
  la  pierre.  Elle  se  met  dans  un  seul
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trou  qui  doit  être  creusé  dans  la  pierre,
de  manière  qu'il  soit  plus  large  par  le
fond  qu'à  l'entrée.  On  met  dans  ce  trou
les  deux  coins  ae
fig.  109),  dont  la  partie  la  plus  large  est
            
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